Mons

L'intercommunale maintient sa réunion citoyenne malgré l'arrêt temporaire des serres de séchage

Mercredi dernier, l’intercommunale IDEA annonçait sa décision de mettre temporairement à l’arrêt ses serres de séchage, situées à Quaregnon, suite aux importantes nuisances olfactives subies par les riverains des environs. Malgré cette mise entre parenthèses, l’intercommunale a décidé de maintenir la rencontre citoyenne prévue ce mardi soir à 18h30 en l’Espace Léon Delvallée (rue Modeste Derbaix).

Il sera notamment question de la mise en œuvre d’un observatoire des odeurs, comme cela avait été annoncé lors de la première réunion, organisée début mai. “Un panel de citoyens volontaires sera sélectionné afin d’être nos nez, de suivre les grandes tendances en termes d’éventuelles nuisances olfactives mais aussi d’être nos lanceurs d’alerte via un système d’encodage sur une plateforme web qui doit permettre de voir en temps réel si un seuil est franchi en matière de perception de nuisances”, explique Emilie Zimbili, chargée de communication.

Pour mener à bien ce projet, l’intercommunale et la société Odometric veilleront à respecter un juste équilibrage géographique. “Il n’est pas question d’avoir 10 riverains d’un même village ou d’une même rue et aucun dans un autre quartier. Nous souhaitons avoir un panel le plus représentatif possible. Nous leur expliquerons le principe de cet observatoire, son fonctionnement, l’encodage des données, les paramètres à mesurer, etc.”

Si les serres ont été mises à l’arrêt il y a pratiquement une semaine, les nuisances sont toujours d’actualité. “Il faudra au maximum trois semaines pour que les unités de séchage soient totalement vides. Il reste actuellement un quart du volume de départ, ça diminue donc bien mais nous ne pouvons pas faire plus vite et nous n’avons pas de contrôle sur le soleil et donc sur le chauffage de ces boues.”

En communiquant de façon transparente et en impliquant les citoyens, l’intercommunale espère apaiser les esprits et rassurer. “L’observatoire des odeurs va nous permettre de relever des données en situation zéro, lorsque les serres sont à l’arrêt, et des données lorsqu’elles seront remises en activité. Nous aurons ainsi une réelle comparaison et des données objectives.”

De même, comme annoncé lors de la première rencontre, une étude de risques sanitaires sera prochainement menée afin d’apporter des réponses aux riverains qui s’inquiètent de la composition de ces boues. D’abord en cette période transitoire et ensuite lorsque les serres tournent à plein régime. “Les résultats leur seront communiqués au moins de septembre. Nous restons fidèles au plan d’action qui avait été annoncé.” Reste à voir si les riverains seront satisfaits de ces démarches.