Mons

Son époux, Frédéric Lepoint est le seul inclupé d'homicide volontaire. Il conteste.

Il y a plus de trois ans maintenant, le 4 décembre 2014, le corps sans vie et ligoté d'Aline Thirion (52 ans) était retrouvé à l'étage de sa maison, à Quévy-le-Grand. Son époux, Frédéric Lepoint était quant à lui découvert ligoté au rez-de-chaussée et semi-conscient par un voisin. Cette macabre découverte a suscité l'émoi dans le quartier où résidait le couple. D'autant plus que les investigations allaient s'avérer complexes. Bouclée depuis près d'un an, l'instruction n'a pas identifié d'autres suspects mais on sait désormais que cette sordide affaire sera jugée par une cour d'assises. Dans combien de temps? Le ministère public trace toujours ses réquisitions.

Bien que l'enquête de la Police Judiciaire Fédérale (PJF) ait rapidement encerclé le mari de la victime, les circonstances du meurtre restent floues. Inculpé d’homicide volontaire, Frédéric Lepoint ne cesse depuis lors de clamer son innocence. Il a notamment déclaré être tombé nez à nez avec trois cambrioleurs menaçants, qu'il avait été ligoté et était tombé inconscient avant qu'un voisin ne vienne à la rescousse. Pour les enquêteurs et le juge d'instruction, cette version ne tient manifestement pas. Placé sous mandat d'arrêt durant un peu plus de trois mois, Frédéric Lepoint est libéré depuis juillet 2015.

De multiples devoirs d’enquêtes, plusieurs reconstitutions, des auditions, une enquête de moralité et même un passage au détecteur de mensonges ont été réalisés. Le ministère public ne semble pas avoir changé son fusil d’épaule à l’encontre du principal suspect et du seul inculpé dans ce dossier. Une fois les réquisitions pliées, l'affaire sera renvoyée devant une chambre des mises en accusations en vie du règlement de procédure.