Mons Mais la bourgmestre promet que des solutions sont actuellement à l'étude.

Nimy, Mons, Pâturages ou Quiévrain. De nombreux cimetières de la région sont actuellement envahis par les mauvaises herbes. Des pousses de plusieurs dizaines de centimètres de hauteur rongent les sentiers en gravier tandis que les espaces entre les tombes sont recouverts d’une épaisse couche de verdure. Cette situation a évidemment le don d’irriter les visiteurs des cimetières et plus particulièrement les familles des défunts.

Si les mauvaises herbes ont autant rongé les cimetières ces derniers mois et dernières années, c’est en partie à cause de la nouvelle réglementation wallonne en matière de produits de pulvérisation. L’utilisation des herbicides et fongicides, comme le glyphosate, est désormais interdite dans les espaces publics tels que les parcs, les trottoirs et forcément les cimetières.

Des agents communaux font pourtant leur maximum pour tenter d’endiguer ce fléau. Ces derniers jours, plusieurs allées ont déjà été dégagées grâce au passage des motoculteurs. « Suite aux inondations, le personnel communal était fort sollicité ces derniers temps », commente la bourgmestre Véronique Damée (Changer). « Mais ils se sont désormais mis au boulot pour les cimetières. Celui d’Audregnies a commencé à être dégagé tout comme celui de Baisieux. Ils arriveront ensuite à Quiévrain. »

Les mauvaises herbes repoussent cependant sans cesse. Une solution durable doit donc être trouvée. « Nous aimerions faire des essais pour installer de la verdure », annonce la bourgmestre. « Nous allons nous renseigner pour voir ce qu’il faudrait mettre comme gazon. Ensuite, nous ferons des tests dans certaines parties des cimetières parce que nous ne savons pas ce que ça donnera. À Elouges, ils font cette démarche donc nous allons nous renseigner auprès d’eux. »

L’opposition regrette : « Il fallait s’y préparer »

Les socialistes de Quiévrain auraient aimé davantage d’anticipation de la part de la majorité. « Nous savons depuis longtemps que cette deadline de 2019 était fixée pour arriver à l’objectif zéro phyto », rappelle Jean-Pierre Landrain (PS). « Il fallait, à notre sens, s’y préparer. Nous n’accusons pas la majorité du fait qu’il y ait ces mauvaises herbes mais nous leur reprochons plutôt de ne pas avoir anticipé la chose. La gestion communale actuelle travaille dans la réaction et pas dans l’action. »

Jean-Pierre Landrain et le PS prônent la végétalisation des cimetières. « Il faut s’inspirer de cette idée. Un pré fleuri pourrait être intéressant pour les extensions de cimentière encore inoccupées. À Dour, a du gazon a été posé à certains endroits. C’est beaucoup plus rapide de tondre que d’enlever les mauvaises herbes. Dans les petites allées à entretenir, on pourrait aussi installer des plantes grasses couvre-sol qui restent maîtrisables. Enfin, ajouter du personnel supplémentaire, tout en respectant les contraintes budgétaires, serait sans doute nécessaire. »