Mons

La dernière actualisation du plan communal de mobilité remonte à 2004 et avait été annoncée pour 2015

« Mieux vaut tard que jamais », diront certains. Ce mercredi soir, la majorité saint-ghislainoise a annoncé que l’enquête publique pour l’actualisation du plan communal de mobilité (PCM) serait lancée le 11 juin prochain pour se clôturer le 27 août après une suspension entre le 16 juillet et le 15 août.

La population disposera donc de 45 jours calendrier pour assister aux quatre réunions citoyennes planifiées à Sirault, Saint-Ghislain, Hautrage et Douvrain, prendre connaissance de l’ensemble des documents et émettre ses remarques sur les 33 mesures proposées. « Au terme de l’enquête, les remarques seront analysées et intégrées, le cas échéant, au PCM », confirme l’échevine de la mobilité, Séverine Demarez (PS).

Concrètement, la révision du PCM se décline en neuf volets : la problématique des piétons et PMR, des cyclistes, des transports en commun, des véhicules particuliers, du stationnement, du transport de marchandises, de la mobilité scolaire et de la sécurité routière. Une fois l’enquête publique clôturée, le PCM sera présenté à la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité (CCATM) pour finalement être envoyé pour validation à la Commission de suivi gérée par le Service Public de Wallonie (SPW).

« Vous savez à quel point l’actualisation de PCM, annoncée pour 2015, tient à cœur à notre groupe. Il s’agit d’un réel besoin pour l’entité et nous réjouissons de voir que l’on avance enfin, même si nous sommes à quelques encablures des élections et que nous ne sommes pas dupes », a commenté Pascal Baurain, chef de groupe du cartel CDH-MR-ECOLO-AC.

Guy Leloux et Laurent Drousie, également membres du cartel, ont de leur côté souligné la nécessité de permettre aux citoyens de prendre connaissance des nombreux documents présentés par voir électronique et jugé certaines propositions « farfelues » voire « intenables budgétairement parlant. » La majorité a de son côté rappelé que la société ayant décroché ce marché de révision avait imposé son propre rythme et que de nombreuses réunions et rencontres avec les différentes acteurs de la mobilité avaient été nécessaires pour aboutir.

Dans tous les cas, si ce tant attendu PCM est remis au goût du jour, ce n’est pas encore demain qu’il sera d’application.