Mons Habituellement programmé le 3e lundi du mois, le conseil communal aura désormais lieu le mercredi, jour de séance plénière du parlement wallon auquel assiste le chef de file Pascal Baurain

Pour celles et ceux qui en douteraient encore, la campagne électorale est bel et bien lancée. L’entité de Saint-Ghislain n’échappe d’ailleurs pas au climat particulièrement tendu à l’approche du scrutin communal. La dernière polémique en date dans la cité de l’Ourse, l’agenda prévoyant les conseils communaux de l’année.

La salle plantée au beau milieu du village de Villerot habituellement occupée pour le conseil communal faisant l’objet de travaux nécessaires pour une longue durée, l’administration communale a donc été contrainte de trouver un autre lieu. C’est la salle du centre culturel de Saint-Ghislain qui a dès lors été choisie pour tenir les rendez-vous politiques mensuels.

Mais pour l’opposition , si la nécessité des travaux à réaliser dans la salle villerotoise n’est pas remise en question, en revanche, les solutions apportées par la majorité sont pour le moins interpellantes. "Alors que depuis des temps immémoriaux, le conseil communal se tient tous les 3e lundis du mois, il semblerait qu’avec ce changement de salle, il soit impossible de maintenir la séance du conseil ce même jour. Le conseil communal aurait lieu un mercredi. C’est assez bizarre", s’interroge Pascal Baurain, chef de file "Osons Saint-Ghislain", siégeant dans l’opposition, qui y voit clairement une décision politique du bourgmestre. Le mercredi étant effectivement le jour des séances plénières du parlement wallon au sein duquel l’élu saint-ghislainois siège.

Ce à quoi le bourgmestre Daniel Olivier (PS) rétorque qu’il n’est pas possible de maintenir la séance du conseil communal le lundi pendant les travaux à Villerot. "Nous avons une activité pour les seniors dans la salle du foyer culturel tous les lundis. Elle n’est pas libre."

Et Pascal Baurain de préciser : "C’est effectivement le cas. Mais le conseil communal ne débute que plusieurs heures après la fin de cette activité. Par ailleurs, alors que le bourgmestre a déclaré en séance publique que l’agenda n’était pas encore fixé, qu’il était à la recherche de solutions pour les mois prochains, un document édité par l’administration communale programme la totalité des conseils communaux jusqu’à la fin de l’année…"

Pour le bourgmestre, la polémique dénoncée par l’opposition est une tempête dans un verre d’eau. "Ce document est interne à l’administration communale. Il a fallu trouver des dates dans le calendrier, mais c’est toujours en discussion. Il s’agit juste d’un document de travail, une base. Pour programmer les séances du conseil communal, je dois tenir compte de nombreux paramètres, évidemment. Mais je ne peux pas prendre l’avis de tous les conseillers avant de programmer, sinon ce serait impossible de trouver une date qui arrangerait tous les agendas."