Mons

Le groupe Osons! plaide pour la suppression rapide du plastique dans les manifestations

Saint-Ghislain sera-t-elle un peu plus verte demain ? C’est en tout cas le souhait exprimé par le groupe Osons ! lors du dernier conseil communal de cette mandature. Guy Leloux et Frédéric Dufour ont en effet proposé à la majorité d’abandonner définitivement les gobelets en plastique au profit de gobelets réutilisables lors des différentes festivités organisées sur le territoire.

La proposition fait sens alors qu’en juillet dernier, le Parlement adoptait en commission le principe général d’interdiction de l’usage d’ustensiles jetables en matière plastique dans les événements et établissements ouverts au public. “Nous pensons important que Saint-Ghislain soit parmi les communes faisant le premier pas avant l’entrée en vigueur de ce principe d’interdiction, dont les détails restent à préciser par le gouvernement”, ont avancé les deux conseillers de l’opposition.

Écologique et économique, la mesure est jugée simple à mettre en œuvre. “Les détails concernant cet achat pour la ville sont à déterminer pour ses aspects pratiques, en fonction de l’estimation de la fréquentation des événements, de la prévision de taux à remplacer par événement, etc. Passer par une société locale et durable est également un paramètre à prendre en compte.” Le logo de la ville de Saint-Ghislain pourrait être apposé sur les gobelets, histoire d’associer aux principes d’écologie et d’économie une démarche de visibilité.

“Prendre attention à notre environnement et le respecter dans les actes et décisions de notre Ville et de notre vie quotidienne n’est plus une simple prise de conscience mais bien un devoir pour notre présent et notre avenir, ainsi que ceux des générations futures. Prenons donc les dispositions nécessaires pour nos habitants, même dans les aspects les plus festifs se retrouvant dans cette proposition de notre groupe."

De son côté, la majorité n’a pas fermé la porte. Mais estime que de nombreuses questions devront trouver réponse. “Les cafetiers devront-ils payer, sous quelles conditions seront utilisés ces gobelets, qui en assurera le nettoyage, combien faudra-t-il en commander ?”, se sont enquis le bourgmestre Daniel Olivier et l’échevine Séverine Demarez, ajoutant que de nombreuses associations devront être associées aux discussions.

Le collège a finalement ajouté que mettre en œuvre cette proposition ne serait pas possible dans un court laps de temps, le budget 2019 ayant déjà été voté. Le débat sera donc relancé prochainement en commission.