Mons Une phase test pour l’installation d’un Shop&Go débutera avant l’été.

En janvier dernier, lors du conseil communal, la problématique de la mobilité et des cellules commerciales vides à Saint-Ghislain avait été abordée par le groupe CDH-MR-Écolo-ACI. À la faveur de leur question, le bourgmestre, Daniel Olivier (PS), avait annoncé que la ville mesurait l’ampleur de cette situation et qu’elle planchait toujours à l’élaboration de solutions.

Ce lundi, la majorité a réaffirmé sa volonté de lutter contre le phénomène des voitures ventouses, probablement favorisé par le fait que "les personnes souhaitent se garer au plus près de leur destination et que notre contrôle ne puisse être permanent", souligne Séverine Demarez, échevine de la Mobilité.

Pour autant , les autorités communales ont balayé d’un revers de main la proposition des conseillers indépendants de passer à un stationnement payant en centre-ville. "Saint-Ghislain Centre compte plus de 1.400 places de stationnement dont 200 situées en zones bleues, soit à peine 15 % du parc total de stationnement. Je ne pense pas que nous puissions dire qu’il y ait un problème de nombre de places", a insisté Séverine Demarez.

"Il me semble également important de signaler que l’ensemble du stationnement est gratuit. Ce qui est un point extrêmement positif au niveau de l’attractivité commerciale de notre ville. Nous ne sommes pas favorables à un système de parking payant. Nous estimons qu’il existe d’autres systèmes permettant la rotation des véhicules tout en assurant la continuité de la gratuité du stationnement."

C’est pourquoi en décembre dernier, la ville, persuadée que la répression ne fonctionne pas sans prévention, a mené une vaste campagne de sensibilisation. Les commerçants, parfois eux-mêmes propriétaires de véhicules ventouses, ont aussi été ciblés. Un rappel de l’utilisation du disque de zone bleue, la distribution d’avertissement par l’agent constatateur sur ces voitures et la pose d’affiche dans les commerces font partie des actions menées.

"Après la prévention, celle-ci ne portant malheureusement pas ses fruits, il a été décidé d’organiser des campagnes communes de répression en collaboration avec la police", explique encore l’échevine. Fini, donc, de dépasser la durée de stationnement sans craindre les amendes, des contrôles plus réguliers seront menés pour sanctionner les plus récalcitrants.

En parallèle avec cette nouvelle politique, l’instauration d’un système de Shop&Go est en projet. "Nous travaillons sur ce système depuis plusieurs semaines. Dès le début de l’année 2016, les contacts ont été pris avec certaines sociétés qui nous ont présenté leur système il y a quelques jours. Nous mettons tout en œuvre pour ce que cela puisse être mis en place dans une phase de test avant l’été."

Déterminées à résoudre les problèmes de mobilité qui plombent l’attractivité du centre-ville, les autorités communales promettent du changement pour la rue commerçante. D’autant plus que la phase test pour les commerces éphémères, destinés à relancer l’activité commerciale, débutera également très bientôt.