Mons

L’an dernier, les riverains s’étaient plaints de la vitesse de certains automobilistes

Fin 2017, plusieurs riverains de la rue du Port partageaient leurs inquiétudes et interpellaient les autorités communales saint-ghislainoises quant à la vitesse excessive de certains automobilistes, qui avaient notamment provoqué des accidents. La ville avait dès lors pris contact avec la zone de police boraine afin de procéder au placement d’un radar répressif.

Il apparaissait finalement que “selon les constats enregistrés par la police, la vitesse n’apparaît pas comme problématique.” Qu’à cela ne tienne, le collège avait “envisagé le placement d’un dispositif dans la rue du Port” et s’était rendu sur place en novembre dernier afin d’en examiner la faisabilité. “Une phase test sera mise en place en début d’année et si celle-ci se révèle concluante, nous présenterons un projet de règlement complémentaire au collège et ensuite au collège.

Après mois après cette annonce, Pascal Baurain, chef de file de l’opposition, est revenu à la charge. “Vous vous souvenez des accidents à la rue du Port l’an dernier ? Le bourgmestre m’annonçait un dispositif pour le début de cette année. L’avez-vous vu ? Moi non plus”, a-t-il commenté sur les réseaux sociaux.

Renseignements pris, il s’avère que la problématique n’a pas été oubliée. “Ce mardi ou ce mercredi au plus tard, comme convenu dans le planning, des marquages seront établis par l’entreprise qui a décroché le marché”, confirme l’échevine en charge de la mobilité, Séverine Demarez (PS). “Nous espérons, via des bandes striées notamment, réduire la vitesse même si nous savons qu’il n’y a pas de solution miracle face aux automobilistes qui souhaitent rouler vite…”

Une période test sera donc d’application avant que les conclusions ne soient tirées. “D’après ce que l’on a constaté, la vitesse n’est pas plus problématique dans cette rue qu’ailleurs. Mais nous comprenons les inquiétudes légitimes des riverains et tenterons de dégager des solutions.” Et l’échevine de conclure : “Je tiens par contre à rappeler que dans ce dossier, nous sommes face à des délais normaux. Il faut parfois prendre un peu de recul et de hauteur car la critique est facile.” À l’approche des élections, nul doute pourtant que les rivalités seront exacerbées.