Mons

La majorité estime qu'aucune fausse promesse n'est formulée à travers les projets annoncés

« Performant, ambitieux, convivial, durable, citoyen et solidaire. » Voici comment Séverine Demarez (PS), décrit le budget 2019 de la ville de Saint-Ghislain. Un budget qui présente, pour la dixième année consécutive, un résultat bénéficiaire à l’exercice propre de 111 396 euros pour un montant de dépenses budgétaires de 35 869 292 euros.

Les socialistes ne cachaient pas leur satisfaction à la présentation de ces chiffres. Et pour cause : aucune augmentation de taxes n’est prévue, le personnel communal n’est pas touché et conserve ses avantages (indexation du salaire, chèque-repas, assurance hospitalisation, nouvelles nominations…) et quelques travaux seront entrepris pour améliorer encore le cadre de travail du personnel.

En termes de participation citoyenne, la majorité sortante a souhaité marquer le coup en réservant plusieurs milliers d’euros pour la mise à disposition de budgets participatifs. Via la plateforme Fluicity, les citoyens ont manifesté leur souhait d’installer des panneaux LED facilitant la communication avec les habitants. Des crédits sont inscrits pour permettre l’installation de cinq premiers panneaux aux entrées de ville.

En matière de travaux, notons la poursuite de la restauration de l’ancien hôtel de ville de Saint-Ghislain, la réfection de plusieurs écoles et l’acquisition de matériel à leur destination, la réhabilitation du parcours Vita du Bois de Baudour,… Les préoccupations environnementales trouvent également leur place dans ce budget 2019 via l’acquisition d’appareils permettant d’évaluer la qualité de l’air dans les écoles, la poursuite de la révision du plan communal de mobilité, l’installation de panneaux photovoltaïques à l’école Jean Rolland, etc.

Si la majorité dresse un bilan et des perspectives positives, l’opposition relativise et qualifie ce budget de « prévisible. » « À la lecture des chiffres, surtout à l’ordinaire, nous constatons que nous sommes dans de la gestion, une gestion qui, en d’autres temps, a fait ses preuves mais qui risquerait, vu les futurs enjeux, de démontrer toutes ses limites et de ne pas pouvoir garantir un cadre de vie à la hauteur des volontés de nos concitoyens », regrette Laurent Drousie (Osons!).