Mons

Un employé, par ailleurs délégué syndical pour la FGTB, a été licencié "sans motif" en décembre dernier.

L'année 2017 s'est bien tristement clôturée pour Laurent, technicien au sein de l'entreprise seneffoise Vandemoortele, située à Seneffe, depuis pratiquement dix ans et délégué syndical pour la FGTB. Ce dernier a en effet été licencié le 22 décembre dernier, sans qu'aucun motif de licenciement ne lui soit communiqué par la direction.

Naturellement, le syndicat au sein duquel il est affilié est monté au créneau. « Laurent a reçu avec surprise une lettre de licenciement de la part de son employeur, Vandemoortele, trois jours avant Noël. Sur cette lettre ne figure aucun motif de licenciement », confirme la FGTB Horval. « En dix ans de carrière sur le site de Seneffe, laurent n'a commis aucune faute. Les seuls reproches qui lui sont faits sont liés à sa mission et à son statut de délégué syndical. »

Pour la FGTB, les raisons de ce licenciement ne font aucun doute. « La direction s'attaque frontalement à un représentant des travailleurs et marque d'un geste fort sa volonté de faire taire les revendications syndicales au sein de son entreprise. Une manière de plus de nier la concertation sociale et de bafouer les droits des travailleurs. »

Mardi soir, le syndicat avait encore bon espoir de parvenir à un accord et ainsi permettre la réintégration du travailleur congédié. Mais la rencontre, organisée sous l'égide du président de la commission paritaire, en présence d'une représentation de toutes les entreprises du groupe en Belgique d'une part, et du patronat de Seneffe, accompagné de l'un des responsables national de l'entreprise d'autre part, n'a pas porté ses fruits.

« Malgré les discussions et les tentatives de conciliation, la direction est restée campée sur ses positions. Face à ce refus, la FGTB Horval ne restera pas sans réaction. Nous déposons, ce mercredi, un préavis de grève et d'action avec un seul objectif : la réintégration de notre délégué principal. »

Vandemoortele est un groupe alimentaire européen qui fabrique et vend des produits alimentaires, à savoir des produits de boulangerie et des margarines, huiles culinaires, graisses et sauces. Le site de Seneffe est quant à lui spécialisé dans la conception de donuts et en produit un million par jour. Contactée par nos soins hier après-midi, la direction n'a pas souhaité réagir.

Notons qu'en 2012, la société avait temporairement été mise à l'arrêt à la suite d'un conflit avec le nouveau directeur de la production. Les syndicats parlaient d'un « climat social délétère et d'une situation extrêmement tendue. » L'année suivante, en 2013 donc, Le SETca menait un piquet de grève suite au licenciement d'un délégué syndical. L'histoire semble se répéter, sur le site seneffois.