Mons La ministre Marie-Martine Schyns a mandaté une mission d'enquête à l'encontre de la préfète.

Un nouveau visage était présent ce lundi matin à l'école internationale du SHAPE. L'actuelle préfète est suspendue provisoirement de ses fonctions. Elle est remplacée par une préfète intérimaire venue d'une école du Hainaut Occidental. La faute à une décision de l'équipe de la ministre de l'éducation Marie-Martine Schyns (cdH) qui a décidé d'écarter la préfète. Non pas pour la sanctionner directement mais pour faciliter l'enquête administrative déjà ouverte à son encontre.

La nouvelle divise déjà le corps professoral et les parents d'élève mais une forme de soulagement semble prendre le dessus. "Il y avait une vraie tension dans les couloirs", assure Philippe Jonas, secrétaire régional CGSP-Enseignement. "Certains professeurs ne se parlaient plus. La sérénité va pouvoir revenir. Une partie des professeurs et des parents sont très heureux de cette nouvelle, d’autres ne le sont pas. Mais l’ensemble de la section primaire est ravi."

La suspension prend effet pour une période de trois mois, renouvelable une seconde fois. Durant ce temps, la mission d'enquête mandatée par la ministre pourra avancer. "En général, ce genre de sanction débouche sur des procédures disciplinaires", poursuit Philippe Jonas. "Reste à savoir laquelle et avec quel aboutissement. C’est l’administration et le cabinet de la ministre Schyns qui tranchera." Une chose est sûre, la préfète ne se laissera évidemment pas marcher sur les pieds et contre-attaquera à coup sûr.

L'affaire remonte à plusieurs mois. Tout avait débuté d'une série d'agissements qui lui sont reprochés : abus d’autorité à répétition sur certains enseignants, éducateurs ou élèves, problèmes d’organisation, etc. Les soucis avaient pris une telle ampleur que la ministre de l’éducation s'en était mêlée. "Une mission d’enquête a lieu pour approfondir les contenus d'une première mission d'investigation déjà menée", annonçait Marie-Martine Schyns au mois de février. "L’inspection générale est envoyée dans l’école pour établir un rapport d’enquête, lequel nous permettra de prendre des mesures."

En mars dernier, des arrêts de travail avaient également été marqués par plusieurs professeurs pour demander le départ de la préfète.