Mons

Les nouvelles technologies ont conquis tant les enseignantes que les élèves

Les tableaux noirs, les craies et les éponges sont des clichés qui collent depuis des lustres aux souvenirs d'école. Mais à Ville-sur-Haine, ces images d'Epinal appartiennent au passé. L'école George Price est en effet équipée de tableaux interactifs. Mieux, selon les leçons, les élèves troquent même leurs cahiers contre des tablettes pendant que leur institutrice contrôle les exercices depuis son PC portable ou son smartphone.

Un simple gadget pour cette école 2.0? "Les tableaux numériques apportent vraiment un plus à l'enseignement", témoigne Mélanie Siraut. "Ca s'anime et ça apporte un côté ludique. Si bien que les enfants apprennent en s'amusant. La preuve, c'est qu'ils demandent parfois à refaire un exercice pour se surpasser. Avec une simple feuille, ils n'auraient jamais émis un tel souhait."

Les nouvelles technologies sont stimulantes à plus d'un titre. "Sur une feuille, quand l'enseignante corrige, il y a des traits qui sont figés en rouge. Avec un tableau numérique, on efface et on recommence", souligne Anne-Christel Vilain, directrice de l'école. "C'est plus valorisant pour les élèves."

Le premier tableau numérique a débarqué dans l'école George Price il y a deux ans. "Une enseignante était vraiment demandeuse de ces nouvelles technologies", poursuit la directrice. "Grâce à un appel à projets de la Région wallonne, nous avons pu recevoir un premier tableau. Très vite est apparu l'envie de partager cette nouvelle technologie avec les autres classes. Au carnaval du Roeulx l'année passée, nous avons donc organisé des activités pour récolter des fonds. Cela nous a permis d'acheter de nouveaux tableaux."

Aujourd'hui, l'école George Price, qui compte quelque 85 élèves de la première maternelle à la troisième primaire, est donc équipée de 4 tableaux numériques dont le prix s'élève environ à 1.200 euros par pièce. "Même les institutrices qui étaient au départ un peu frileuses par rapport à l'informatique ne voudraient plus aujourd'hui se passer de cet outil", enchaîne Anne-Christel Vilain. "Certaines créent même leur propre programme. C'est un investissement, mais ça permet aussi de gagner du temps en classe. Les exercices sont corrigés automatiquement par exemple. Les institutrices peuvent ainsi consacrer plus de temps à l'encadrement des enfants."

L'expérience est tellement concluante que les autorités communales ont investi pour fournir une quinzaine de tablettes à l'établissement. Mieux, l'école de Thieu, réfractaire au début, a finalement été convaincue des bienfaits de ces tableaux numériques et a répondu à son tour à un appel à projets de la Région wallonne. "Là encore, si les tableaux sont obtenus, la Ville du Roeulx complètera avec des tablettes", annonce l'échevin de l'Enseignement, Jean-Francis Formule.