Mons

Le tribunal avait souligné la “détermination écœurante” et “la mise à mort” dont a fait preuve Benoît Lorimier

La cour d’appel de Mons va se pencher à la mi-septembre sur l’un des derniers jugements rendus par la chambre criminelle de Mons. Condamné en mars dernier à quinze ans de prison pour le meurtre de son épouse Karima Essaïdi (34 ans, son époux Benoît Lorimier va tenter de réduire sa peine. En première instance, le tribunal n’avait pas retenu l’excuse de provocation invoquée par ce mari, ancien grand brûlé qui a reconnu les gestes meurtriers.

C’était le 28 mars 2017 dans une maison modeste de la rue du Bois Lescot à Hensies. Une nouvelle dispute avait éclaté au sein du couple. Benoît Lorimier s’était déchaîné sur Karima. Avec un couteau d’une lame de 18 centimètres, il lui avait asséné quinze coups dont trois lui ont été fatals. Karima avait même tenté de se réfugier chez une voisine alors que son mari la pourchassait dans la rue.

L’explosion d’agressivité, la “détermination écœurante” dont il a fait preuve alors que leur jeune fils de 6 ans assistait impuissant à toute la scène et la violence de la mise à mort ont emporté la conviction de cette chambre criminelle du tribunal montois. Certaines circonstances atténuantes comme la mésentente et la dérive conjugale ainsi que la perspective de divorce ont allégé la peine infligée.

Selon Benoît Lorimier, Karima était violente, faisait des “crises d’hystérie” pour un oui ou un non, le trompait et l’humiliait,… Le couple était en crise depuis longtemps. Mais ce soir-là, Karima lui annonçait qu’elle demandait le divorce. Benoît Lorimier ne l’a pas supporté, s’est muni d’un couteau et a frappé à quinze reprises dont huit fois dans le dos.

Alors que Karima agonisait dans la cuisine de l’une de ses voisines, Benoît tentait de se suicider avec des médicaments et en se tranchant la gorge. Les services de police et les secours sont intervenus à temps pour Benoît, pas pour Karima où ils n’auraient rien pu faire.