Mons

Nelly De Vuyst (65 ans) est décédée dans d’atroces souffrances durant la nuit du 3 au 4 janvier 2016

Ingrid Dagrin, quarante ans, jure depuis janvier 2016 qu’elle n’a pas égorgé sa mère, Nelly De Vuyst (65 ans) à son modeste domicile de Braine-le-Comte. En février dernier, la chambre “crime” du tribunal correctionnel de Mons n’a pas cru en sa version. Elle a été condamnée à vingt ans d’emprisonnement pour homicide volontaire avec la circonstance aggravante qu’il s’agissait de sa mère. En appel le 20 novembre prochain, Ingrid Dagrin tentera à nouveau de convaincre la troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel du Hainaut.

Sa version ne semble pas avoir changé. Elle conteste toujours avoir égorgé sa mère durant la nuit du 3 au 4 janvier 2016. En première instance, le tribunal a estimé qu’Ingrid Dagrin était bien l’auteur du coup de couteau fatal, qu’elle l’avait en outre maintenue, de force, en position couchée, jusqu’à ce que mort s’en suive. Nelly De Vuyst a agonisé avant de rendre son dernier souffle.

Les traces de sang retrouvées sur le t-shirt de la prévenue, le couteau de cuisine fraîchement nettoyé retrouvé soigneusement rangé sont autant d’éléments qui ont motivé le premier jugement. Aucune circonstance atténuante ne lui a été accordée. Au contraire, le tribunal avait souligné que l’extrême gravité des faits, leur caractère “odieux” et “la froide détermination” d’Ingrid Dagrin envers sa mère devaient être lourdement sanctionnés.

Elle affirmait qu’elle avait aperçu un tiers, soit un homme avec un t-shirt orné d’inscriptions chinoises blanches, par la porte vitrée de l’habitation. Aucune trace de lutte ni aucune trace d’effraction n’avaient été constatées par les enquêteurs sur la scène de crime.

Les avocats s’échangeront des conclusions entre le 6 juillet et le 7 septembre. Six heures de plaidoiries seront consacrées à cette affaire qui sera donc analysée le 20 novembre. Ingrid Dagrin est toujours détenue. En première instance, l’avocat général Demoulin avait requis 25 ans de prison.