Mons

Le tribunal a accordé une nouvelle chance de sortir la tête de l’eau

Le tribunal correctionnel de Mons a accordé une ultime chance à un Hensitois, condamné à trois reprises pour des coups et blessures envers sa compagne. Vincent, 28 ans, soudeur de formation, reconnaissait ses excès de violence à l’encontre de Camille. Son amendement, sa situation extrêmement précaire et ses difficultés socio-professionnelles ont manifestement emporté la conviction du tribunal qu’il devait avant tout être soigné.

Une peine de quatre ans de prison avec sursis probatoire de cinq ans lui a été infligée. Ce qui signifie qu’aujourd’hui, il a pu sortir de la prison dans laquelle il était détenu depuis janvier dernier lorsque son dernier sursis avait été révoqué. Cependant, durant cinq ans, il devra se ternir à carreau s’il ne veut pas voir l’ensemble de ses sursis déjà accordés par le passé tomber. Reconnaissant établis les coups et les violences infligés à sa compagne en juillet 2017, le tribunal a tenu compte de sa dangerosité, de son extrême impulsivité, du trouble social qu’il représente, du mépris que les faits supposent et de sa récidive légale.

Le tribunal a néanmoins considéré que son parcours scolaire chaotique, ses problèmes de comportements liés à une hyperactivité, ainsi que les violences qualifiées “d’occasionnelles” par sa compagne nécessitaient une prise en charge psychologique. “Il y a une nécessité évidente à ce qu’il soit soigné. La prison n’est pas le lieu pour cela”, indiquait le président Ruchard au prononcé du jugement. Le substitut Moinil ne s’était pas opposé à un plan de reclassement mais estimait néanmoins qu’une sanction ferme devait lui être infligée.

Parmi les conditions probatoires, on notera l’obligation de résider chez ses parents, de suivre une thérapie spécifique liée à sa personnalité, d’effectuer des démarches administratives pour trouver un emploi et/ou une formation, s’intégrer dans un groupe de parole en gestion de la colère et de l’impulsivité ainsi qu’entamer des démarches afin de reprendre contact avec ses deux enfants. Sans l’accord de celle-ci, il ne peut en aucun cas entre en contact avec Camille, son ex-compagne. A la moindre entorse, il retournera en cellule.