Mons

Les débats commenceront ce lundi devant la chambre "crimes" du tribunal correctionnel de Mons

Le tribunal correctionnel de Mons se plongera, ce lundi et durant trois jours, sur le meurtre de Françoise Michaux commis en octobre 2013, à son manoir situé à Roisin. Trois proches de la victime sont inculpés. Il s'agit d'Anne Cornu (belle-fille de la victime), Edouard Donys (ex-compagnon d’Anne Cornu) et Grégory Dumont (un SDF âgé d’une trentaine d’années).

Pourquoi la septuagénaire a été tuée d'une balle dans la tête? Et surtout qui sont les responsables de cette mise à mort? C'est la chambre spécialisée des crimes correctionnalisés du tribunal de première instance de Mons qui va tenter d'apporter une vérité judiciaire. Car même quatre ans après les faits, le mystère reste entier.

La victime a été découverte dans sa maison, sans vie, en vêtements de nuit, par des voisins. C’est une voisine, inquiète en voyant le chien errer au sein de la propriété, qui a alerté la personne responsable de l’entretien des abords de la maison pour ouvrir la porte. Lorsqu’ils ont pénétré dans l’habitation, ils n’ont pu que constater l’horrible scène. Veuve depuis plusieurs mois et vivant seule dans une habitation isolée située dans la rue Emile Verhaeren, à Roisin, non loin de l’espace muséal dédié au poète, Françoise était une dame apparemment sans histoire.

La principale hypothèse qui est sur la table consiste à dire que le SDF a été l’exécutant, c’est lui qui aurait tiré sur la victime. Mais le crime aurait été commandité par Anne Cornu et/ou Edouard Donys. A ce stade, les prévenus se renvoient néanmoins la responsabilité et clament leur innocence. Quant au mobile, il serait lié à une sombre conflit d'héritage. Ce dernier aurait été plus favorable à Françoise Michaux.

Début février, deux experts de la police scientifique ont été entendus par le tribunal afin d'apporter des éclaircissements sur les particules retrouvées sur les mains et sur les vêtements des individus ainsi que sur les analyses réalisées dans un véhicule. Pour l'heure, les responsabilités de chacun des prévenus n'ont pas encore pu être déterminées.

Ce lundi, les premières plaidoiries et le réquisitoire de l’avocat général sont attendus. Trois audiences, les 7, 8 et 9 mai, ont été prévues pour ce procès.