Mons

Ils volaient avec violence des personnes âgées et handicapées

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné mercredi deux trentenaires, des cousins, se prénommant tous deux Jessy, à une peine de six ans de prison ferme. Sur la petite dizaine de vols avec violence reprochés, tous ont été considérés comme établis.

Logique, à chaque fois, les Jessy sont formellement reconnus sur panel photographique et identifiés par leur victime. Leur tactique de défense qui consistait à nier tout en bloc, même confrontés aux éléments matériels, se paie en années d’emprisonnement ferme à la 10e chambre du président Ruchard.

La particularité du “Jessy’s business” est peu glorieuse. Ils s’attaquaient systématiquement à des personnes vulnérables, soit des personnes âgées soit des personnes handicapées. Le tout dans un rayon d’un kilomètre tantôt à la sortie du Delhaize tantôt à la sortie de l’Intermarché. Et pourtant sur les sept à huit vols avec violence commis, le butin total est loin d’être colossal : 78 euros, un paquet de cigarette par-ci, une cannette de bière par-là.

Bref, c’est peu “volé” pour se manger six ans ferme, à même pas 35 ans. Sauf que les deux lascars sont archi-connus des services de police et de la justice, qu’ils sont en récidive légale et bénéficient d’un sursis simple et/ou probatoire. Le vol, c’est une chose mais si on y ajoute une série de circonstances aggravantes, ça peut frapper fort. C’est le cas pour les Jessy. Ils étaient en bande, agissaient la nuit, en exhibant une arme (même factice) et blessaient (même légèrement) leur victime déjà vulnérable.

Le conseil d’un des Jessy, Me Lebas avait réussi à lui décrocher un “super-sursis” pour un vol avec violence en 2015. Mais avant cela, il avait aussi réussi à lui dénicher des suspensions, des peines de travail, des sursis probatoires,… Dans quinze jours, il repassera devant une chambre correctionnelle. Son sursis de deux ans est sur la table depuis cette nouvelle condamnation. À l’époque du dernier sursis probatoire, Jessy s'était engagé de ne plus boire. Il buvait un casier de bières par jour mélangé à de l’héroïne. Aujourd’hui, il n’est plus qu’à une dizaine de mousses… Dans ces conditions, difficile de convaincre (encore) un tribunal que Jessy a la volonté de boire de l’eau