Mons

Elle vit depuis 11 ans en Belgique. Elle a séjourné à Namur, La Louvière et Liège

Le tribunal correctionnel de Mons a prononcé deux peines avec sursis contre une Kazakhe (30 ans) qui s’était dangereusement rapprochée du groupement terroriste État islamique à l’été 2015. Participer à la propagande de Daech sur les réseaux sociaux en apportant son soutien moral à des combattants peut avoir de lourdes conséquences, surtout lorsqu’on est une jeune femme, mère de deux petites filles, dans un contexte post-attentats. D’autant plus encore lorsqu’on conçoit puis utilise de faux documents d’identité afin d’assurer la faisabilité de ses voyages hors des frontières belges.

Le tribunal correctionnel de Mons a reconnu les deux préventions liées au terrorisme établies et lui a infligé une peine de 18 mois de prison avec sursis pour le volet “propagande” et six mois avec sursis pour le volet “faux et usage de faux”. Interpellée à Liège, elle est restée 14 mois en détention avant de bénéficier d’un bracelet électronique. Selon le parquet fédéral, ce dossier était typique d’un cas d’une tentative de départ vers la Syrie pour rejoindre Daech. Au procès, Karima (prénom d’emprunt) ne l’avait pas vraiment nié mais affirmait qu’elle s’était rétractée lorsqu’elle avait pris conscience des réelles intentions du groupe terroriste.

La Sûreté de l’État l’avait dans le collimateur pour ses 5.000 fichiers contenus sur son ordinateur et sur son GSM, qui concernaient l’État Islamique. Le tribunal a estimé qu’elle s’était effectivement rencardée sur Daech, qu’elle s’était préparé à les rejoindre mais avait finalement changé d’avis choisissant de repartir au Kazakhstan. Libérée sous conditions, elle se tiendrait désormais à carreau, y compris sur les réseaux sociaux.