Mons

Ils ont à peine 18 ans et semaient déjà la terreur en milieu urbain à La Louvière, Binche et Mons

Le tribunal correctionnel de Mons a ouvert ce lundi le procès de sept jeunes malfrats actifs, en bande, dans la région du Centre. Il s’agit ni plus ni moins de la bande urbaine louviéroise qui a commis une série d’infractions durant l’année 2017 jusqu’à ce que les caméras de surveillance, les victimes et les services de police mettent un terme à cette délinquance juvénile.

Ils sont jeunes, à peine 18 ans, mais ont déjà des antécédents peu glorieux auprès des services de police et des tribunaux de la jeunesse. S’ils ont bien tenté de rouler des mécaniques ce lundi, la chambre à trois juges n’a pas semblé apprécier cette banalisation affichée des prévenus. Le tribunal appréciera dans son délibéré.

Alors, parmi les sept prévenus, un est détenu pour autre cause et un autre bénéficie d’une libération sous bracelet électronique. Ces deux malfrats risquent gros pour un ensemble de vols avec violence, de menaces sur les réseaux sociaux, commis la nuit et en bande, entre janvier et septembre 2017. Ils ont créé des embarras du côté de La Louvière et de Binche. Ils étaient aussi “descendus” aux Grands Prés pour affronter une autre bande urbaine, de Mons cette fois. Des messages menaçants sur les réseaux sociaux ou sur les téléphones ont également été retrouvés.

Et pourtant, les butins sont ridicules : des GSM, des cigarettes et un peu de liquide. Reste que ces vols sont systématiquement opérés avec violence provoquant une incapacité chez leurs victimes, la nuit et à plusieurs. Ce qui n’a pas manqué de faire sortir le substitut Moinil de ses gonds.

“Mon réquisitoire est sans concession, ” assène-t-il. “Ces individus se réunissent en milieu urbain pour commettre des infractions, générer de l’insécurité et répandre la violence. Ils débarquent en meute et se tapent dessus, c’est inacceptable et il faut que cela cesse. Il y a un manque d’éducation, des carences sociales. Ils sont arrogants et violents pour un oui ou pour un non. Une telle résilience, c’est dramatique alors que des mesures alternatives, en jeunesse, ont déjà été prises.”

Pour le meneur, sept ans de prison sont réclamés, dont cinq pour les vols avec violence et deux pour les agressions, les menaces et la détention de coup de poing américain. Son acolyte risque trois ans de prison vu qu’il est impliqué dans moins de faits. Deux étaient mineurs et seront donc renvoyés devant une chambre du conseil. Les autres risquent des peines de travail et jusqu’à 15 mois de détention. Les plaidoiries de la défense se tiendront la semaine prochaine.

Au niveau de la prise de conscience des prévenus, on est encore loin du compte. En effet, ils n’ont rien trouvé de mieux que d’immortaliser leur passage devant la justice des grands… avec un selfie sur les marches du Palais de Justice.