Mons

Suspecté, le locataire avait dû quitter son logement plus tôt dans la journée.

La nuit de mercredi à jeudi a été courte pour les habitants de Cité Philippe Duhon, à Boussu. Un incendie s'est déclaré vers 22h30 dans une habitation de cette rue de logements sociaux. "C'est une voisine qui a appelé les pompiers après avoir entendu des crépitements puis constaté un incendie depuis sa fenêtre", signale la police boraine.

Rapidement arrivés sur place, les pompiers de Dour, épaulés par le camion-citerne de Quiévrain, n'ont pas pu empêcher le feu de se répandre aux deux maisons voisines. L'incendie aurait démarré depuis le grenier de la première habitation avant de s'étendre aux habitations de droite et de gauche.

Les dégâts sont très importants dans le logement central, inhabité, mais aussi dans ces deux autres maisons. Les toitures sont complètement détruites, les planchers très fortement touchés. Sans parler des dégâts des eaux occasionnés par l'intervention des pompiers. Les familles de ces deux maisons voisines ont été hébergées par des proches en urgence. Aucun blessé n'est heureusement à déplorer dans cette histoire.

Suspectant la piste criminelle, la police boraine a prévenu le parquet de Mons via le Substitut du Procureur du Roi de garde. Un expert est également descendu sur place ce jeudi matin pour analyser la situation et tirer des conclusions. Selon nos informations, le logement duquel l'incendie a éclaté n'était vide que depuis le matin même. Le locataire aurait été contraint de quitter son habitation gérée par BHP Logement.


"Une maison inoccupée depuis ce mercredi"

Stéfane Dierick, directeur de BHP Logement : "Pour les deux maisons voisines qui étaient habitées, nous prendrons des mesures avec nos spécialistes et les pompiers pour déterminer si elles sont occupables ou non. Quant à la maison centrale, elle était inoccupée depuis ce mercredi. C'est vrai que ça peut paraître bizarre qu'un bâtiment soit vidé le matin et prenne feu le soir... Pour quelle raison cette personne est-elle partie ? Tout ce que je peux dire c'est qu'on ne s'amuse pas à faire partir les gens sans raison et que cette personne n'est pas forcément partie parce qu'elle avait décidé de changer d'habitation. Mais je ne communiquerai pas davantage là-dessus parce qu'une enquête est en cours. "