Mons La mise en place de ce premier dispositif dans la région devrait voir le jour à l’horizon 2020.

Nombreux sont les automobilistes qui auront remarqué la présence du Lidar à la rue de Boussu, l’une des entrées de Dour. Installé depuis ce lundi, le dispositif est prévu pour une semaine, le but étant évidemment de réduire les excès de vitesse qui y sont trop souvent constatés.

L’opération, qui a déjà été mise sur pied le mois précédent au carrefour du Sardon à Thulin, l’un des endroits les plus accidentogènes de la zone des Hauts Pays, s’était avérée concluante, le Lidar ayant flashé quelque 712 fois en une semaine.

Car force est de constater que le territoire des Hauts Pays (Dour, Hensies, Honnelles et Quiévrain) est victime de son caractère rural et dès lors, d’une circulation relativement fluide en dehors des heures de pointe (et des travaux sur Dour actuellement), des vitesses élevées étant parfois mesurées à certains endroits problématiques. Face à ce constat, l’administration communale de Dour planche depuis quelques mois sur un plan d’action pour contrer les vitesses excessives, et garantir la sécurité aux abords et dans les villages qui la composent.

L’une des mesures fortes sera l’installation d’un radar tronçon, une première dans la région dans une configuration aussi locale, aux entrées et sorties d’Elouges (Rue Tachenion et rue d’Audregnies). "C’est l’une des mesures que l’on pointait dans notre programme", confie Vincent Loiseau (Dour Demain), bourgmestre f.f. de Dour.

"Élouges est traversé par la N553 par un charroi important, dont des véhicules qui ne ralentissent pas. L’idée est d’y mettre un radar tronçon pour forcer les automobilistes à lever le pied et respecter les limitations de vitesse durant toute la traversée. Nous envisageons également ce type de dispositif pour d’autres endroits dans la commune où cette solution particulière s’y prêterait". La rue de Boussu (où est actuellement installé le Lidar jusque fin de cette semaine) et la rue de France seraient également concernées.

L’administration communale de Dour, la zone de police des Hauts Pays et le cabinet Di Antonio planchent actuellement sur le dossier. La mise en place du ou des dispositifs devrait voir le jour à l’horizon 2020, si ce n’est avant.