Mons

il est désormais possible de dénoncer des cas de harcèlements en rue et même des intimidations sexuelles

Touche pas à ma pote, c’est l’application mobile anti-harcèlement en rue qui fait des ravages dans les grandes villes du pays. Elle a été lancée en mai dernier. Et à Mons aussi, il est désormais possible de dénoncer des cas de harcèlements en rue et même des intimidations sexuelles dont font l’objet principalement les femmes sur la voie publique.

Le projet est né en collaboration avec l’ASBL Touche pas à ma pote, dont l’application a repris le nom. Son objectif est d’aider les femmes à signaler les faits dont elles sont victimes et pour lesquels elles ne déposent généralement pas plainte. L’outil de communication permet aussi de mobiliser les usagers de l’espace public et ainsi de leur permettre de les conscientiser au phénomène. D’ailleurs, hommes et femmes sont déjà présents sur l’application. L’outil a été inspiré d’une application française, Handsaway.

Car le petit plus de cette application est qu’elle permet à ses usagers d’interagir avec une communauté engagée contre le harcèlement de rue et le sexisme dans l’espace public. Sur base de la géolocalisation, avec cette appli il est possible d’alerter vos potes et de témoigner lorsque vous êtes victime ou témoin de harcèlement de rue. La police a également accès aux données diffusées via l’application. Elle pourrait à terme adapter ses patrouilles en fonction des lieux les plus fréquents où ces comportements sont dénoncés.

Notons que, selon une récente étude de l’université de Gand, 86 % des femmes ont été victimes au moins une fois d’intimidation sexuelle, 34 % d’entre elles en souffrent encore aujourd’hui et 22 % ne racontent à personne les événements les plus graves. Seuls 3,6 % vont jusqu’à porter plainte. L’application peut être téléchargée sur l’Appel Store et sur Google Play Store.