Mons

L'opposition demande à la majorité d'en faire plus. Cette dernière promet davantage de répression

Ces dernières semaines, plusieurs incendies volontaires de véhicules ou de mobilier urbain sont venus mettre à mal le sentiment de sécurité des habitants de Saint-Ghislain et de Tertre. La Cité Gilmant, déjà pointée du doigt à plusieurs reprises pour des faits du même genre, a notamment été touchée.

Le chef de file de l’opposition saint-ghislainoise, Pascal Baurain, a pris contact avec plusieurs riverains et a décidé d’interpeller le bourgmestre. « Une prise de conscience est plus que nécessaire parce qu’aujourd’hui, l’on est en droit de se demander si le bourgmestre est conscient du rôle qu’il a joué en termes de prévention », peste ce dernier.

À plusieurs reprises en conseil communal, des débats autour de la sécurité dans certains quartiers avaient été abordés. En mars dernier, un espace de dialogue au sein de la Cité Gilmant était d’ailleurs ouvert mais les plages horaires n’avaient pas convaincu l’opposition. « Ce sont des déclarations de bonnes intentions. La majorité prend acte mais derrière, il n’y a pas grand-chose. En matière de prévention, l’on est proche de zéro parce que les décisions politiques ne suivent pas.»

Aujourd’hui, Pascal Baurain souhaite en savoir plus sur le projet pédagogique des maisons de quartier et leur fréquentation, les informations qui y sont dispensées et la communication faite autour ou encore les moyens humains et financiers qui y sont consacrés. Il invite également la majorité à en faire plus en matière de prévention et de répression.

« Nous savons que des citoyens n’osent pas franchir le pas de ces maisons de quartier par peur de représailles. Des solutions leur sont-elles proposées ? Le bourgmestre est garant de la sécurité et de la tranquillité de ses citoyens. Il doit mouiller la chemise et assumer sa fonction. » D’autant plus que l’opposition s’interroge sur l’identité des auteurs. « Ces faits sont bien souvent attribués à des bandes de jeunes mais nous nous demandons s’il ne s’agit pas de bandes plus organisées, plus structurées… »

De son côté, Daniel Olivier confirme qu’une enquête est en cours par rapport à ces derniers faits et que la zone de police boraine prendra ses dispositions en intensifiant notamment ses patrouilles. « La phase de prévention mise en place à la Cité Gilmant ne semble pas être suffisante même si l’atelier ouvert en mars dernier fonctionne. Des bandes de jeunes mineurs seraient impliquées mais la collaboration avec les riverains est difficile parce qu’ils craignent des représailles. Nous allons passer à une phase plus répressive mais je n'en dirai pas davantage. » Reste à espérer que ces nouvelles dispositions ramènent le calme dans la Cité de l'Ourse.