Mons

En causes, les odeurs nauséabondes produites lors du traitement des boues

Depuis quelques semaines, les riverains de Quaregnon et certains de Saint-Ghislain n’osent plus ouvrir leurs fenêtres, mettre sécher leur linge ou profiter de leur terrasse. En cause, les odeurs nauséabondes émanant de la station d’épuration et des serres de séchage de l’intercommunale IDEA, située à Wasmuël. Face à cette situation, cette dernière a décidé de prendre ses responsabilités.

Si dans un premier temps, ce sont des mesures transitoires qui avaient été annoncées, l’intercommunale a finalement décidé d’aller plus loin. « Ce mardi, les riverains ont une nouvelle fois été fortement incommodés par le processus car nous l’avions interrompu. Lors de sa relance, les odeurs étaient plus nauséabondes que jamais », confirme Caroline Descamps, directrice générale.


« Nous ne rencontrons pas les objectifs d’intérêt général poursuivis par notre intercommunale et avons de ce fait décidé de ne pas aller plus loin tant qu’une solution pérenne n’aura pas été mise en place. La dalle chauffante a été mise à l’arrêt et les serres vont être progressivement vidées. Les boues qui y sont actuellement continueront à sécher mais beaucoup plus lentement.»

En d’autres termes, l’intercommunale revient au processus initial, au moins temporairement. « La solution pérenne réside dans l’installation de laveurs. Nous avions besoin de disposer de mesures, d’atteindre la capacité nominale maximale en période de fortes chaleurs pour passer à cette phase. Ces laveurs seront installés d’ici la fin de l’année. »

D’ici là, les nuisances olfactives ne devraient plus être qu’un mauvais souvenir. « Nous regrettons que les riverains aient été à ce point incommodés. Le projet reste magnifique : il est innovant, efficient et durable. Mais aujourd’hui, nous ne souhaitons plus passer par des solutions temporaires qui ne donneront pas satisfaction à la population, même si notre permis nous autorise à le faire. Au-delà de cela, c’est aussi l’image de l’intercommunale qui est concernée. »


Cette mise entre parenthèses a été décidée d’un commun accord entre le ministre de l’environnement, Carlo Di Antonio (cdH) les autorités communales ou encore la SPGE (société publique de gestion de l’eau). D’ici quelques mois, les odeurs pourront être neutralisées efficacement et l’intercommunale pourra poursuivre son traitement des boues usées.