Mons

L'outil doit permettre d'alimenter en éco-consommation les locaux administratifs et techniques du site

Deuxième station d'épuration en termes de capacité de traitement en Wallonie, le site de Wasmuël nécessite des moyens énergétique importants et coûteux. C'est peu dire puisque l'énergie représente en fait 20 % des coûts d'exploitation pour l'assainissement des eaux usées, soit quelque 20 millions d'euros par an à l'échelle de la Wallonie.

Il ne fallait pas davantage de chiffres pour que le ministre wallon de l'environnement et de la transition écologique, Carlo Di Antonio, se penche sur la question. Soucieux de voir s'implanter en Wallonie des solutions complémentaires de production d'énergie verte et durable, ce dernier octroyait à la Société Publique de Gestion de l'Eau (SPGE), fin 2015, une subvention pour l'implantation de petites éoliennes d'une puissance de 50 KW.

© DR

Pour mettre en œuvre ce projet, la SPGE consultait différentes intercommunales chargées de l'assainissement des eaux usées en Wallonie afin, d'une part de déterminer des sites potentiels d'implantation et d'autre part de connaître leur intérêt pour la mise en œuvre d'un tel projet, encore particulièrement innovant. IDEA a d'emblée répondu favorablement à l'appel.

Ce mercredi matin, c'est donc une mini-éolienne à axe vertical produite par l'entreprise wallonne Fairwind et installée sur le site de la station d'épuration de Wasmuël qui a été inaugurée dans le cadre de ce programme pilote qui vise, à termes, à équiper les installations d'assainissement et/ou de traitement d'eau d'outils de production d'énergies renouvelables.


D'une puissance de 50 kW, cette installation doit permettre par le biais d'une auto-production d'énergie verte de réduire l'empreinte énergétique de la station, conformément au plan d'actions de la SPGE, et d'alimenter les locaux administratifs et techniques du site de Wasmuël. L'investissement représente près de 250.000 euros, la production annuelle attendue est quant à elle de 85.000 kWh.

« Cette exploitation optimale de l'énergie produite présente l'avantage de ne pas devoir remettre sur le réseau un surplus d'énergie qui ne serait pas consommé. Par ailleurs, les éoliennes de 50 kW sont capables de produite 110 MWh par an, ce qui correspond à une économie de 44 tonnes de CO2 », a souligné le ministre, d'ores et déjà convaincu par ces nouveaux outils.

Soutenu par le ministre, IDEA et la SPGE ambitionnent d'éteindre ce programme d'implantation de mini-éolienne. Au printemps 2019, c'est le site de la station d'épuration de Braine-le-Comte qui devrait être en mesure d'accueillir une unité de ce type. Une procédure de marché public est actuellement en cours.