Mons

Le chef Jean-Philippe Watteyne, Frédéric Hambye, gestionnaire d’entreprises et l’architecte d’intérieur, Philippe Delcane sont les Montois porteurs du grand projet d’avenir pour ce site

Redonner au Waux-Hall et au camping, situés à l’avenue Saint-Pierre, leurs lettres de noblesse est un défi auquel peu d’investisseurs se sont frotté ses dernières années. Et pour cause, le travail est colossal. Le premier doit subir un important lifting et une complète rénovation de son pavillon s’il veut à terme redevenir un écrin de verdure digne de ce nom. Idem pour le second, fermé depuis 2013, qui doit revoir complètement ses installations. Bref, pas une mince affaire qui fait choper la ville de Mons depuis quelques années.

Un nouveau marché public a néanmoins été relancé. Et surprise, deux candidats ont déposé un projet, un seul est toujours en lice. Un jury se réunira fin août ! Cet unique projet semble costaud. Il est en outre porté par des Montois, très entreprenants. Le chef Jean-Philippe Watteyne, Frédéric Hambye, gestionnaire d’entreprises et l’architecte d’intérieur, Philippe Delcane sont les Montois porteurs du grand projet d’avenir pour ce site, propriété de la ville de Mons.

“Deux candidats ont en effet déposé un projet”, explique Marc Darville (PS), échevin de la régie foncière. “Ils les ont présentés devant un comité d’experts, de techniciens de l’IDEA, des affaires économiques de la ville, de l’urbanisme,…Le premier était un projet qui consistait uniquement en la reprise du camping. Mais ils se sont retirés. L’autre candidat propose la reprise du camping et de la salle du Waux-Hall, il a l’ambition de faire revivre non seulement le camping sous une nouvelle forme mais aussi la salle.”

Les informations qui filtrent sont ambitieuses : un hôtel en plein air, sous forme d’une quarantaine de bungalows en bois et individuels. Un espace camping avec tentes resterait. Quant au Waux-Hall, le Pavillon serait partiellement détruit pour être réaménagé en brasserie, au rez-de-chaussée. Le projet a de l’allure… La procédure administrative est faite via à un marché public avec dialogue compétitif et est gérée par l’intercommunale IDEA. À ce stade il ne reste que le projet des trois Montois qui rencontreront un jury à la fin du mois août pour poursuivre l’aventure. S’il n’est pas question de délai précis, l’échevin table sur la fin de l’année pour conclure et ainsi peut-être imaginer une ouverture à l’été 2019. Cette fois, il y a manifestement un réel coup d’accélérateur, donné par des Montois aux idées débordantes et espérons-le, concluantes.