Namur-Luxembourg Le Grand-Duché l’autorise. Cela pourrait avoir des conséquences chez nous.

Il y a quelques jours, le Luxembourg a décidé de légaliser le cannabis à usage thérapeutique. Un accord de principe a été approuvé par le gouvernement ce mardi. Le pays autorise déjà (depuis 2012) des médicaments à base de cannabinoïdes. "Nous ne souhaitons pas distribuer le cannabis à des fins thérapeutiques, mais plutôt nous tourner vers des médecins pour qu’ils identifient les possibles bénéficiaires de ce produit", explique la ministre de la Santé, Lydia Mutsch. En clair, cette substance pourrait bientôt être fournie (de façon exceptionnelle et en quantité limitée) à des patients souffrant de graves maladies. Comme par exemple la sclérose en plaque ou le cancer. Cette mesure sera contrôlée et les prescriptions ne seront pas données par tous les médecins. La souffrance étant parfois trop forte, le cannabis peut soulager certaines personnes atteintes de ces maux.

Côté belge , la loi n’est pas la même. De rares médicaments (comme le Sativex qui est pris en charge par la mutualité) existent et sont vendus en pharmacie. Et du côté d’Arlon, la gérante d’une pharmacie proche de la frontière s’attend à un rush venant des travailleurs frontaliers. "Pour le moment, la demande est nulle. Ça n’a jamais été le cas depuis que j’occupe cette fonction. Personne ne commande ce type de médicament. Mais si demain, des personnes qui travaillent (ou pas) au Luxembourg obtiennent une prescription d’un médecin luxembourgeois pour recevoir ce genre de médicament, nous ne pourrions pas les aider", confie Emilie.

La raison ? Tout simplement car il est illégal d’importer des stupéfiants dans notre royaume. Et que l’armoire de cette pharmacie est donc pour le moment pratiquement vide. La gérante de la pharmacie espère aussi que les différents médecins (luxembourgeois) sauront correctement conseiller leurs patients. "Nous avons des patients belges et luxembourgeois qui fréquentent la pharmacie. C’est surtout en amont que le médecin luxembourgeois devra avertir le malade. S’il dit à la personne que ce type de médication n’est disponible qu’au Grand-Duché, nous n’aurons pas de patients qui nous le réclameront", poursuit-elle. Cela semble en effet logique.