Namur-Luxembourg

Marie-Rose D'Antoni a été déclarée coupable vendredi du meurtre avec préméditation de Marc Devillers (39 ans) le 1er juillet 2012 à Jemeppe-sur-Sambre, par le jury populaire de la cour d'assises de Namur qui n'a pas retenu la cause de provocation. Aucune circonstance atténuante n'a été retenue, pas même la légitime défense. Depuis le jour des faits, Marie-Rose D'Antoni n'a jamais nié avoir poignardé Marc Devillers mais a toujours contesté l'intention d'homicide ainsi que la préméditation. Le jury populaire a cependant estimé que l'arme utilisée, un couteau de cuisine d'une lame de 19 centimètres, l'endroit visé, à savoir le coeur de la victime, ainsi que la force du coup porté révèlent une intention d'homicide.

Compte tenu que l'accusée avait caché le couteau sous son oreiller, qu'elle le tenait à portée de main, le jury a estimé qu'elle avait réfléchi à l'emploi qu'elle en ferait en le prenant dans la cuisine peu avant, et donc que la préméditation devait être retenue. L'excuse de provocation n'a pas été retenue car les coups que l'accusée dit avoir reçu peu avant les faits, à savoir un coup de poing au nez et une tentative d'étranglement, ne justifient en rien l'utilisation d'un couteau, jugé disproportionnée.

En plus, les médecins ayant ausculté l'accusée peu après les faits n'ont constaté aucune trace de ces coups. Compte tenu de ces faits, Marie-Rose D'Antoni est reconnue coupable de l'assassinat de Marc Devillers, sans aucune circonstance atténuante.