Namur-Luxembourg La commune de Bertrix s’interroge à propos de l’emploi et de l’affectation future du site

Le bourgmestre Michel Hardy et l’échevin Denis Collard viennent d’exprimer leur inquiétude, dans un communiqué, à propos du sort qui sera réservé à la clinique universitaire La Clairière (CUP) de Bertrix dans le plan Vivalia 2025.

"La commune vient d’être informée indirectement par certains administrateurs de Vivalia du projet de démantèlement du CUP dans le cadre de la réponse de l’intercommunale à l’appel à projet de la Région wallonne pour le financement 2025", expliquent-ils. "Ce démantèlement signifierait, à terme, la disparition des lits psychiatriques du site pour les réaffecter à hôpital de Libramont."

L’inquiétude, face à ce projet, est double. Les mandataires bertrigeois se demandent, d’une part, si ce transfert sera "indolore" au niveau de l’emploi, d’autre part, quelle sera l’affectation future de La Clairière. "Ne peut-on envisager la mise en conformité du site aux nouvelles normes de psychiatrie ?" s’interrogent-ils.

Depuis la naissance du projet Vivalia 2025, la commune de Bertrix, via ses administrateurs, a, selon eux, toujours été attentive à la place qui serait laissée au Centre Ardenne. La commune a récemment soutenu la motion de maintien du laboratoire du CHA. "Nous déplorons l’urgence dans laquelle ce projet de démantèlement est mis sur la table par la présidence de Vivalia. Depuis l’adoption par le CA du projet 2025, deux ans se sont écoulés. Or, jamais l’existence même du site du CUP n’avait été remise en cause. Les lits de psychiatrie n’intègrent pas le futur hôpital de Houdemont."

Pour les mandataires , "présenter ce projet aux instances à moins de 50 jours de la date ultime de remise du dossier 2025 à la RW semble relever plus de l’improvisation que d’une mûre réflexion, ne laisse pas de place à un débat serein et relève du tour de force de la majorité provinciale PS-CDH aux commandes sur ce projet."

Enfin, la commune de Bertrix réaffirme son soutien inconditionnel au personnel du CUP et sa volonté d’être à tout le moins consultée dans le cadre de ce dossier.

Nadia Lallemant