Namur-Luxembourg D’importants travaux entraînent la fermeture de la N833 à hauteur du Sanglier des Ardennes.

Depuis lundi, d’importants travaux rendent la vieille ville de Durbuy inaccessible en provenance de Petit-Han. En cause : l’aménagement d’un tunnel sous la N833 pour relier le Sanglier des Ardennes à l’hôtel Jean de Bohême, tous deux détenus par l’homme d’affaires Marc Coucke. Ces travaux s’accompagneront d’un élargissement des trottoirs et d’une sécurisation des voiries piétonnes, le tout à charge de l’investisseur flamand, sans la moindre intervention communale. Le chantier devrait durer un mois.

Durant cette période, les automobilistes en provenance de Marche ou Somme-Leuze pourront toujours rejoindre la vieille ville via Barvaux puis Tohogne. "Si ces travaux ont lieu maintenant, c’est parce qu’une grande partie des commerces est actuellement fermée pour deux à trois semaines", souligne le bourgmestre Philippe Bontemps.

De fait, mardi matin, la plupart des établissements du vieux Durbuy affichaient portes closes. Seules quelques enseignes dérogent encore à la règle au lendemain des fêtes. Certains s’inquiètent toutefois des répercussions du chantier sur les commerces toujours ouverts. "Durbuy ne sera accessible que par Tohogne alors que la plupart des clients arrivent depuis l’autre côté", déplore l’employé d’une brasserie. "Cela représente un détour d’une dizaine de kilomètres. J’ai peur que certains touristes préfèrent se rabattre sur d’autres villes comme Hotton. Déjà que le mois de janvier est très calme…"

D’autres commerçants abordent ces travaux et leurs conséquences avec philosophie. "Il est encore un peu tôt pour réagir, mais force est de constater que c’est la meilleure période de l’année pour réaliser ces investissements, même si cela implique certains désagréments", observe Jacques Leboutte, président du Syndicat d’initiative et gérant de la Calèche.

Même son de cloche dans les cuisines du Saint-Amour. "Notre établissement fermera de toute façon ses portes du 15 janvier au 2 février", explique Roland Gémis, chef à l’hôtel-restaurant. "Idéalement, il faudra que les travaux soient terminés pour la Saint-Valentin. D’où l’importance qu’ils tiennent leurs engagements."