"Des découvertes abondantes et fabuleuses"

Sébastien Monmart Publié le - Mis à jour le

Namur-Luxembourg

Depuis la fermeture du musée du Monde souterrain de Han-sur-Lesse en 2011, la collection archéologique, découverte par Marc Jasinski et son équipe fin des ‘50 et début des ‘60, attendait d’être mise en valeur. C’est désormais chose faite puisque les salles du PréhistoHan accueillent depuis 2013 une exposition consacrée au 50e anniversaire des fouilles subaquatiques dans la grotte.

C’est Paul Cornet, un technicien de la grotte, qui a découvert par hasard des ossements et de la poterie en haut d’un talus qui jouxtait la Lesse, en 1959. L’info a été relayée à Marc Jasinski, plongeur-spéléologue, et tous deux sont arrivés à la conclusion qu’une série d’objets étaient tombés à l’eau.

"Après avoir montré les premières trouvailles à différents organismes, on m’a répondu qu’on ne faisait pas de fouilles archéologiques dans l’eau. Une personne a cru en ce projet et mon équipe et moi avons reçu les moyens supplémentaires pour effectuer ces fouilles. Finalement, la récolte a été abondante et fabuleuse. L’enthousiasme qui a suivi nous a permis d’aller de l’avant", explique Marc Jasinski.

Les vestiges découverts sont aussi nombreux que variés et issus de différents âges. Les 1res traces de la présence humaine dans la grotte remontent au Mésolithique, soit il y a 9.000 ans. Mais les périodes du Néolithique, de l’Âge du Bronze final, de l’Âge de Fer ou de l’époque romaine sont davantage marquées. Des objets tels que des haches et outils en silex, en bois de cervidés, des éléments de parure (dents d’animaux, galets perforés), des pointes de lance, des épées, des couteaux ou encore des rasoirs ont été retrouvés. "Mais les plus belles trouvailles sont pour moi des objets phares comme le volet d’un diplôme militaire romain décerné par l’empereur Trajan en l’an 108 ou certaines parures en or."

Cinquante ans plus tard, les fouilles archéologiques sont toujours en cours sous la conduite du Centre de recherches archéologiques fluviales. Avec cependant un objectif tout autre que celui poursuivi dans les années 60. "Cette fois, on veut comprendre la nature du site, à quoi servait-il et savoir comment les dépôts se sont accumulés ici, à Han."

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