Namur-Luxembourg Un courrier de la police de l’environnement fait surface

Depuis quelques mois, la tension est montée de plusieurs crans entre la société gestionnaire du Domaine des grottes de Han et les villageois. L’annonce du projet de déménagement de la billetterie (lire par ailleurs) a mis les habitants en émoi, provoqué une grogne des commerçants. Elle a aussi déclenché un conflit assez rude avec les quelques riverains les plus concernés, qui ont creusé dans l’historique du développement de l’activité de la S.A. Grottes de Han-sur-Lesse et de Rochefort. Avec des découvertes surprenantes.

Josiane Meunier, avocate, habite au 40 de la rue des Grottes. Sa propriété borde la sortie de la célèbre grande plaine de jeux, au Dry Hamptay, là où les gestionnaires du Domaine projettent d’installer la nouvelle billetterie. "Vous avez vu les murs prévus ? On parle de 40 mètres de long. C’est comme si on allait construire la prison de Marche-en-Famenne juste ici", tonne-t-elle.

La riveraine s’est surtout attachée à fouiller dans les permis dont dispose la S.A. Grottes de Han-sur-Lesse et de Rochefort, en matière urbanistique et environnementale. En pointant des manquements. Un courrier émanant de la police de l’environnement (DPE) et adressé à Josiane Meunier, daté du 2 mai 2017, confirme deux choses. Primo, qu’il y a bien infraction concernant le pavillon (Horeca) en bord de Lesse à la sortie de la grotte ou la plaine de jeux du Dry Hamptay. Un autre bâtiment, dans lequel des travaux de réparation et de peinture de véhicules ont été effectués, pose aussi question.

Secundo, la DPE note bien que la société gestionnaire a entamé des démarches pour compléter son dossier, autrement dit régulariser sa situation. Est-ce grave ? Si selon la DPE le gestionnaire des grottes montre bien une volonté de se mettre en ordre, et si des situations historiques peuvent éventuellement être évoquées, le principe d’équiper des installations de façon non conforme aux permis puis d’ensuite s’inscrire dans des procédures de régularisation reste réellement interpellant. Le risque pour la société, à ce stade, semble être celui d’une amende administrative.

L.S.