Namur-Luxembourg Plusieurs établissements vont perdre jusqu’à 80 % de leur chiffre d’affaires annuel

Trois établissements de l’avenue Winston-Churchill (Le Dinan, Chez Dan et Chez Nasko) seront plus que probablement privés de terrasse en 2018 lorsque la saison touristique reprendra et que la Croisette sera terminée. La faute à un manque de place, côté Meuse.

La promenade le long du fleuve n’étant pas assez large pour accueillir les 2,5 mètres nécessaires de Ravel, les 2,5 mètres pour les piétons et les 2,5 mètres pour les terrasses. Les autorités avaient envisagé une solution pour les tenanciers de ces trois établissements : décaler légèrement ces terrasses et les installer là où des bancs auraient normalement dû être. Mais depuis plusieurs mois, c’est le calme plat.

"Le bourgmestre nous disait qu’il y avait 90 % de chances que ce soit bon mais qu’il fallait attendre que la Ville ait reçu le contrat de concession. On a eu une réunion lundi dernier pour choisir le mobilier et je lui ai reposé la question de savoir où ça en état devant tous les commerçants. Il m’a répondu qu’il n’y avait toujours rien de neuf au niveau de la concession", explique Alain Rinchard, tenancier de la taverne le Dinan.

Ce qui fait une nouvelle fois grincer des dents, c’est qu’un nouveau discours vient d’être tenu lors du conseil communal de ce lundi. "Richard Fournaux a dit que de toute façon, c’était trop étroit pour placer des terrasses ! Ça fait six mois qu’il nous parle de la concession et maintenant il nous sort ça. Pourquoi ne pas l’avoir dit directement ?" Cela ne veut pas encore dire que ces établissements n’auront pas leur terrasse côté Meuse, mais les chances s’amenuisent petit à petit. "Mon sentiment, c’est qu’ils ont été menés en bateau depuis le début et que ça pue vraiment pour leurs terrasses", commente le membre de l’opposition socialiste Laurent Belot.

"Cela fait des années que les échevins se succèdent pour nous dire qu’on aura les terrasses. Si j’avais su, j’aurais pris mes clics et mes claques et je ne me serais pas endetté", ajoute Alain Rinchard. S’il décide de maintenir son activité, il devra se contenter de six places sur son trottoir. Au lieu de 70 le long de la Meuse. Soit une perte de 80 % du chiffre d’affaires annuel. "Ça ne sera pas tenable", conclut-il.

S.M