Namur-Luxembourg Une cellule d’aide psychologique a été mise en place par la police Centre Ardenne et le CPAS.

Une semaine après l’explosion à Bastogne, les trois victimes qui se trouvaient dans un état grave sont toujours hospitalisées. Les autres blessés ont pu quitter l’hôpital. "Les médecins de l’unité des grands brûlés à Loverval vont réveiller Charlyne progressivement", souligne Isabelle, sa maman. "Ils nous ont dit que le réveil allait prendre du temps, entre un jour et une semaine. Son état de santé reste stable."

À Neder-Over-Hembeek, les jumeaux Quentin et Julien sont toujours aux soins intensifs. "Ils vont mieux", souligne un médecin. "Ils n’ont pas encore été opérés. À 17 ans, la cicatrisation se fait plus rapidement. Je ne souhaite pas m’exprimer, pour le moment, sur leur pronostic vital."

En ce qui concerne Charlyne, les médecins ont décidé de la sortir du coma artificiel dans lequel elle était plongée. "Comme les médecins nous l’ont bien dit, cela peut prendre une heure, comme une semaine", précise sa maman sur Facebook. "Concernant ses brûlures , elles guérissent vraiment bien, l’équipe de l’hôpital est juste merveilleuse."

Une cellule d’aide psychologique a été mise en place par la police Centre Ardenne en collaboration avec le CPAS de Bastogne. "Les familles qui le souhaitent peuvent contacter l’assistante sociale de la zone de police", précise-t-on. Quant à l’enquête, confiée par le parquet au service d’enquêtes et de recherches de la Zone de Police Centre-Ardenne, elle n’a pas encore permis de déterminer avec précision la cause de l’explosion. "Sur les cinq personnes qui se trouvaient dans la maison, trois ne peuvent pas encore être entendues en raison de leur état de santé", précise un enquêteur. "Les deux autres sont mineurs et la procédure prévue pour les auditions prend plus de temps. D’autres auditions sont actuellement en cours."

Si le gaz des bonbonnes utilisées dans l’habitation de la grand-mère de Quentin, Julien et Dylan, pour cuisiner et chauffer l’eau, a causé l’explosion, dans la soirée du 29 août, on ignore les circonstances exactes. "Le gaz s’est échappé mais nous ne savons pas s’il s’agit d’une mauvaise manipulation, d’un oubli ou d’un changement de bonbonne qui n’aurait pas été effectué correctement", conclut l’enquêteur.