Namur-Luxembourg Isabelle Leliva Regnaud nous a confié son soulagement après avoir craint de perdre sa fille.

"Fini les visites en chambre stérile, Charlyne est bien arrivée à Libramont ! " Isabelle Leliva Regnaud, la maman de la jeune fille de 17 ans, grièvement blessée dans l’explosion du 29 août dernier à Bastogne, a retrouvé le sourire après des semaines d’angoisse.

" Charlyne a pu quitter l’unité des grands brûlés de Loverval vendredi, confie-t-elle. Elle est, à présent, hospitalisée à Libramont. Elle se nourrit presque seule et se tient debout, mais elle doit réapprendre à marcher avec un kiné. Des soins lui sont prodigués pour assouplir la peau et réduire les cicatrices au niveau du torse, du cou et d’une partie du visage. Elle devra porter des vêtements de contention pendant un an. "

Si le moral de la jeune fille varie d’un jour à l’autre, " il y a à présent plus de bons jours que de mauvais, se réjouit sa maman. Charlyne se demande quand elle va pouvoir quitter l’hôpital, poursuit-elle. La revalidation pourrait se prolonger encore pendant quelques mois. Nous sommes rassurés sur l’évolution de son état de santé même si nous ne savons pas encore quelles seront les conséquences physiques et psychologiques. "

Touchée par l’élan de solidarité qui a suivi l’explosion, la maman de Charlyne souligne que ce qui l’a le plus marquée, c’est d’avoir craint de perdre sa fille et que de la savoir à Libramont est pour elle " un petit miracle".

La jeune fille se souvient de l’accident et de son transport à l’hôpital. " Elle n’a pas encore été auditionnée par les enquêteurs, précise-t-elle. Ma fille remontait la rue du Parc pour se rendre chez une amie dans la Grand-Rue quand elle s’est arrêtée pour discuter avec Loïc, le cousin des jumeaux, à hauteur de la maison de la grand-mère de ceux-ci. Elle n’est pas entrée dans la maison. Elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. "

Du côté du service d’enquête et de recherche de la zone de police centre Ardenne, un enquêteur précise que Charlyne sera auditionnée cette semaine ou la semaine prochaine. La thèse de l’accident, due au gaz, reste privilégiée.