Namur-Luxembourg

On a retrouvé l'ancien coach du FC Bleid, du côté de Schengen, au Grand-Duché de Luxembourg


Arrivé sur la pointe des pieds au FC Bleid par l’intermédiaire de Jean-Marie Steifer fin 2009, le Français Fabien Matagne quitta le club présidé par Renato Costantini en octobre 2011.

"Je connaissais un peu le FC Bleid car il était en plein développement à l’époque", se rappelle-t-il. "Nous évoluions en D3 et avions assuré le maintien à Namur lors de la dernière journée. On avait aussi battu Virton."

Autant de moments forts. "Ces deux saisons et demie en D3 constituent les meilleurs souvenirs de ma carrière de coach. Nous avions réussi à créer une famille."

La page gaumaise tournée, direction le Grand-Duché de Luxembourg. Première halte au FC Rodange (mars 12/juin 14) avec deux montées successives (D2/D1, D1/Promotion d’Honneur), deuxième arrêt au RFC Union Luxembourg (janvier 15/mars 16) avec le titre de champion (PH/BGL Ligue). Dans les deux cas, il y avait une obligation de tout gagner. Contrat plutôt rempli.

Mais à chaque fois, l’histoire d’amour se termina difficilement. Après une bonne année à ronger son frein, le technicien français fit son (grand) retour cet été. L’envie de retrouver le terrain prit le pas sur le niveau sportif. Cap sur le FC Schengen actif en… D3 luxembourgeoise, l’équivalent du cinquième et plus bas niveau de la hiérarchie.


"J'ai retrouvé de vrais gars"

Personne n’eut osé parier un kopeck sur ce transfert. Et pourtant ! "Je suis à l’écoute de tout le monde. C’est logique dans le milieu du foot. Je suis arrivé là-bas par une coïncidence", explique Fabien, 37 ans, qui assure avoir appris partout où il exerça son savoir. "Et, parfois, le vestiaire est compliqué à gérer", glisse-t-il. "Entraîner Schengen n’allait pas empiéter sur ma vie privée (3 enfants) et professionnelle. Ici, j’ai retrouvé de vrais gars, qui s’amusent, qui font des trucs ensemble. Je prends du plaisir à venir aux entraînements."

L’adrénaline est-elle présente ? "En signant, je savais où je mettais les pieds. Comparer la D3 avec la P2 ou P3 belge est ingrat. C’est juste incomparable. Par contre, toutes les conditions sont réunies pour bien faire. Il est très probable de me voir prolonger ici. Le comité tient un discours positif et ne met aucune pression. La montée n’est pas impérative en mai prochain."


"Renato Costantini, plus qu'un ami"

Qui dit Fabien Matagne dit inévitablement Renato Costantini. Tout le monde connaît l’ancien homme fort du FC Bleid. "La critique est facile. Je dis toujours : dans le milieu du foot, il n’y a pas d’ami. Renato avait choisi, à l’époque, de faire confiance à quelqu’un âgé de 29 ans pour entraîner son équipe de D3. Je connais peu de présidents capables de le faire. Je lui dois beaucoup et, oui, je me suis appuyé sur lui. Il m’a soutenu. Il a amené Bleid de la P3 à la D3, l’a porté à bout de bras. Chapeau. Il a réussi beaucoup de ses objectifs. C’est une personne exceptionnelle, qui fait toujours tout à fond et emmène avec lui ceux qui ont envie de le suivre. Renato ne m’a jamais imposé d’aligner un joueur. Jamais. Il a pied-à-terre en Espagne et au Grand-Duché."