Namur-Luxembourg Pierre Mailleux, l’éleveur, a rencontré les riverains

C’est devant une salle comble que Pierre Mailleux est venu informer les riverains de Franc-Waret. Les réserves émises par l’ASBL Fernelmont Villages et Patrimoine avaient causé un certain émoi chez les riverains. Une pétition avait récolté une centaine de signatures d’habitants de Franc-Waret contre le projet considéré comme industriel. C’est précisément le contraire que l’éleveur a voulu démontrer avec plans, photos et normes à l’appui.

"Cette ferme n’a rien d’industriel, c’est un projet familial. Elle est prévue pour maximum 125 vaches, 140 génisses et 125 veaux, soit 390 bovins et respectera les normes les plus strictes dès le départ."

Tous les éléments sont passés en revue : installations, dépôts, puits, gestion des eaux, bruit et odeurs, gestion des effluents.

Jean-Pierre Delaby ne veut pas du Bleu-Blanc-Belge et lance une première flèche lors de la séance de questions et réponses : "Dans votre ferme vous allez faire de l’élevage ou du transit ?"

Pour George Dupont, il faut au moins 200 bêtes pour être rentable et ajoute : "Je préfère la viande issue d’une ferme près de chez moi plutôt que celle venue d’Argentine."

"Comment va-t-on gérer les soins d’animaux venus de plusieurs endroits et ne faut-il pas privilégier les circuits courts ?", se demande Christian Hardy. La réponse est claire : "Il n’y aura pas de regroupement mais un élevage et les circuits courts, c’est de la diversification."

Etienne Piette (conseiller Ecolo) a peur qu’on aille trop loin, que l’on double la capacité, s’inquiète sur l’impact écologique et de la disparition d’un chemin vicinal. Pour rassurer ceux qui s’inquiètent, on signale qu’un permis s’accompagne de 30 pages de conditions d’exploitation. "Depuis 30 ans je vois l’évolution de l’exploitation Mailleux qui se trouve à 300m de chez moi et qui est tenue de façon exemplaire", explique Emile Roelen à l’assemblée. Les applaudissements qui suivent prouvent que dans la salle il y a nettement plus de partisans que d’opposants.

Selon le bourgmestre Jean-Claude Nihoul, la procédure est encore longue et la décision devrait tomber d’ici 4 à 6 mois.

JDC