Namur-Luxembourg Seule la tour centrale subsiste devant un amas de gravats.

Il fallait s’y attendre. Les récentes et dernières décisions de justice rendues en faveur du propriétaire du château de Noisy ont permis à la firme Castagnetti de poursuivre la démolition du bien. Ce dernier est aujourd’hui complètement rasé, ou presque. Seule la tour centrale subsiste. "Une obligation inscrite dans le permis de démolition", commente l’avocat de certains défendeurs du château Me Lebrun. Il n’y a donc plus grand-chose à faire pour la bâtisse néogothique datant du XIXe.

© Tomas G.

D’un point de vue judiciaire, tout n’est cependant pas encore fini. "Il y a toujours un recours au Conseil d’État qui est pendant, on attend le rapport de l’auditeur pour savoir si mes clients auraient dû savoir, sans enquête publique, que la démolition allait avoir lieu. L’intérêt est financier, surtout pour la commune. On a par ailleurs déposé une plainte auprès du fonctionnaire délégué de la Région wallonne pour diverses infractions au permis de démolition durant l’été : ils ont par exemple laissé sur place le tas de gravats qui modifie le relief du sol ou ont encore brûlé des éléments alors que c’était interdit."

Les défendeurs étudient par ailleurs la possibilité de se pourvoir en cassation mais l’objectif, s’ils le font, sera surtout de récupérer les dépens auxquels ils ont été condamnés par la cour d’appel de Liège en juillet dernier.