Namur-Luxembourg La SA Miranda a par ailleurs été assignée en référé à Dinant pour des infractions liées à l’environnement

La démolition du château de Noisy a repris depuis plusieurs jours. Les procédures judiciaires également. Ce jeudi, la SA Miranda, propriétaire du château de Noisy et du domaine, a comparu en référé après avoir été assignée par un avocat mandaté par six défendeurs du bien. Il s’agit plus précisément, une action en cessation pour protéger l’environnement.

Les défendeurs reprochent en fait au propriétaire des infractions à la loi sur l’environnement réalisées durant la démolition en cours. "On a prévenu la police de l’environnement d’une pollution du sol par des hydrocarbures. Elle l’a constatée. La société Castagnetti devait par ailleurs prendre grand soin des arbres mais elle n’a pas fait dans le détail", commente Me Lebrun.

Avec cette action en référé, qui sera plaidée le 1er juin prochain à 14h, les défendeurs du château espèrent que le permis de démolition sera dit illégal. "Le juge dira d’abord si oui ou non des infractions à la loi sur l’environnement ont été commises et pourra ensuite rendre un jugement contenant une série d’interdictions. On dit que la démolition est déjà bien avancée mais ce n’est pas le cas. On exagère avec ça."

Mais ce n’est pas tout. Me Lebrun pourrait également citer le propriétaire du château devant le tribunal correctionnel. "Si le permis est illégal, c’est comme s’il n’y avait aucun permis… Ça dépendra de son attitude qui est pour l’instant déplaisante et arrogante. Encore ici, il nous réclame 5.000€ de dommages et intérêts pour action téméraire et vexatoire."

La société Miranda a quant à elle estimé que cette action en référé n’a pour seul et unique but de rattraper le coup perdu face au Conseil d’Etat qui a déclaré le permis de démolition légal, en mars 2017. "Les arbres ? Il n’y a aucun danger. Idem pour la pollution puisque les citernes à mazout ont été vidangées. Le mazout au sol est dû au vandalisme. Quant à un éventuel problème patrimonial, la moitié du château est déjà détruite", a commenté l’avocat de la SA Miranda.