Namur-Luxembourg Sylvie, la maman de Dylan, Quentin et Julien, blessés le 29 août, livre son témoignage.

Un peu plus d’une semaine après l’explosion qui a détruit la maison d’une octogénaire, à Bastogne, sa fille, Sylvie, la maman de Dylan et des jumeaux Quentin et Julien, est revenue, avec émotion, sur les lieux du drame. "Depuis ce soir-là, je vis un cauchemar", narre-t-elle, en regardant les débris qui jonchent le sol à l’entrée du n° 13 de la rue Joseph Renquin. "Trois de mes huit enfants ont failli perdre la vie. Des rumeurs, sans fondements, ont été publiées dans certains médias et sur les réseaux sociaux. J’ai décidé de témoigner pour rétablir la vérité."

Sylvie précise que ses jumeaux de 17 ans ont été brûlés, Quentin, à 35 %, et Julien, à 90 %, mais n’ont pas eu de doigts sectionnés.

"À présent, Quentin respire seul mais il est toujours nourri par perfusion. Il boit de l’eau à la paille. Mercredi, il a fait quelques pas avec le kiné. En me voyant, il a dit: ‘ Maman, je les ai sauvés’ , évoquant Dylan et Julien. Sa première greffe de peau a eu lieu ce jeudi."

L’état de santé de Julien évolue favorablement. Il a lui aussi subi une première intervention chirurgicale. "Il est toujours intubé et placé sous respirateur artificiel. Les médecins lui ont enlevé le bandage qui lui couvrait le visage. Il a réagi au son de notre voix en bougeant la tête mais n’a pas ouvert les yeux. Il pourrait encore rester dans le coma pendant seize semaines."

Quant à Dylan, blessé au cou et opéré dans la nuit qui a suivi l’explosion, il n’est plus hospitalisé. Selon Sylvie, son fils aîné, âgé de 20 ans, a eu la vie sauve grâce à Anne, une infirmière qui lui a prodigué les premiers soins. "Je la remercie vivement. Sans elle, Dylan ne serait, sans doute, plus de ce monde. Elle a comprimé ses blessures pour arrêter l’hémorragie."

La mère de famille ajoute que ses trois enfants se rendaient fréquemment dans la maison de leur grand-mère pour jouer à la PlayStation. "Au moment de l’explosion, Quentin et Julien étaient à la cave, du côté de la réserve à outils. Ils ne se trouvaient pas à proximité des bonbonnes de gaz", conclut-elle.

Par ailleurs, Charlyne, une autre des victimes, s’est réveillée hier du coma artificiel dans lequel elle était plongée. Elle a été extubée.