Namur-Luxembourg Délocalisé à Sandweiler (GDL), le club cher à Marc Schmetz découvre l’Europe.

Fondé en 1983, Garisquash - le nom Arel Squash a pris le relais - a parcouru du chemin depuis ses débuts - le 35e anniversaire se prépare. L’équipe fanion, elle, se targue d’évoluer en série nationale sans discontinuer. La descente, elle ne connaît pas. Une performance de choix. Faute de participer au(x) championnat(s) belge(s), le club offre la particularité à ses équipes (messieurs et dames) de le faire au Grand-Duché de Luxembourg. Avec un certain bonheur.

Un bonheur certain. Dans l’impossibilité de trouver un accord avec les propriétaires du Tennis Club Garisart, il décide de s’en aller. "Ce départ a fait très mal. Nous repartions de zéro", dixit Marc Schmetz. Un port d’attache fut trouvé à Sandweiler (huit terrains) en 2015. "On a été accueilli à bras ouverts."

Administrativement parlant, l’AS possède désormais un numéro de matricule et, par corollaire, est officiellement grand-ducal. "Rien ne s’y opposait puisque Arel Squash est une marque déposée nulle part."

Petit effet, conséquence sportive intéressante mais nullement programmée. "On a décroché la qualification pour les playoffs lors de la dernière journée de la phase classique !" Une plantureuse victoire 4-0 contre le leader Pétange lança la machine. Les bouteilles de champagne dégustées, la joie non feinte de participer à la Coupe d’Europe se profile.

Une première. "Le cahier des charges à remplir est exigeant et le coût financier réel. Après réflexion, nous ne pouvions laisser passer cette opportunité", précise Marc. Le gratin européen est présent à Paderborn. "Oui. Cette épreuve est comparable à la Ligue des Champions. Je ne réalise pas. Et dire que nous n’avons même pas nos propres terrains."

Le souhait est de savourer, d’en prendre plein la vue. "On verra les résultats en poule qualificative, ensuite en poule de classement." AS ne sera pas champion d’Europe. "Tâchons de tenir notre rang." L’important est de participer.