L’insertion sociale a sa maison

A.-F. So. Publié le - Mis à jour le

Namur-Luxembourg

Les ateliers du CPAS se déroulent désormais avenue Jean Materne

NAMUR La finalité d’un service d’insertion sociale est de permettre à autrui de rompre l’isolement, d’améliorer sa qualité de vie et de créer du lien par le biais d’activités collectives.

À Namur, depuis 2008, ce service s’adresse à toute personne entre 18 et 65 ans qui n’est pas en mesure de travailler actuellement à la suite d’un parcours de vie socialement difficile. Les personnes ne doivent pas nécessairement dépendre financièrement du CPAS ni bénéficier du droit à l’intégration sociale.

Le SIS compte actuellement sept ateliers répartis sur la semaine : potager, théâtre, citoyenneté, arts plastiques, cuisine, recycle tes fripes et Parents papote. Sans oublier différents modules comme le relooking et Bricol’émotions ou encore des tables rondes sur différentes tables rondes. Soit en moyenne une soixantaine de participants.

Ces ateliers se déroulaient jusqu’à présent dans la cafétéria du CPAS, à Jambes, ce qui obligeait les assistantes sociales et formateurs de transbahuter leur matériel. Désormais, ces ateliers de l’insertion sociale dit d’accroche voire de re-accroche ont leur petit cocon dans une agréable maison située au 244 de l’avenue Jean Materne. “Nous avons recherché un lieu adapté, ouvert et accessible, détaché de l’institution CPAS.”

La Région wallonne a permis au CPAS de trouver ce lieu central dans le cadre de son offensive contre les propriétaires qui rechignent à remettre sur le marché des logements inoccupés. Naguère, ce bâtiment était le cadre d’un restaurant, Le Guignolet, jusqu’à ce que celui-ci ferme ses portes. Le bâtiment est resté alors inoccupé, pratiquement à l’état de chancre.

Aujourd’hui, le lieu a été rénové et présente de beaux espaces lumineux répartis sur le rez-de-chaussée et l’étage. Un des locaux a même été transformé en salle de spectacle.

Hier, la maison a été inaugurée dans l’enthousiasme avec les formateurs et les participants. “Le lieu est accrocheur. On se sent chez soi, ici. On s’y plaît vraiment bien”, nous confie une bénéficiaire en nous montrant fièrement ses réalisations.

Depuis l’installation dans la maison à la mi-mai, sept nouveaux bénéficiaires sont venus grossir les groupes; d’autres se profilent à l’horizon, à concurrence d’une demande par semaine.



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