Namur-Luxembourg DéFI réclame un véritable plan d’action pour répondre à la pénurie de magistrats

Le 12 juin dernier, à l’audience du tribunal de police qui se tenait à Marche-en-Famenne, aucun magistrat n’était disponible pour représenter le ministère public.

Pour expliquer cette situation chaotique, le procureur du Roi, Damien Dillenbourg, invoquait la pression que le manque d’effectifs faisait peser sur les épaules des magistrats du parquet du Luxembourg, précisant que ce dernier fonctionnait depuis des mois avec seulement 55 % de ses effectifs.

Début septembre, la commission d’avis et d’enquête décidait d’ouvrir une enquête afin d’expliquer les problèmes de recrutement rencontrés.

Le mois suivant , le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq, précisait que son parquet était amené à soutenir le parquet du Luxembourg via des gardes de nuit communes. Un soutien qui se poursuit. " À la suite de cette succession d’événements, DéFI Luxembourg a demandé à Olivier Maingain, membre de la Commission justice, d’interpeller le ministre Geens ", indique Jonathan Martin, président de DéFi Luxembourg et numéro 2 du parti amarante. "Le ministre de la Justice a confirmé que la pénurie de magistrats dans certains arrondissements du sud du pays posait problème. Il a, par exemple, constaté qu’aucun candidat ne s’était manifesté en province de Luxembourg, alors que dix-huit vacances avaient été publiées. Quant à l’enquête, elle serait toujours en cours."

DéFI dénonce les conséquences de cette pénurie de magistrats sur le bon déroulement des enquêtes et poursuites. Il rappelle aussi les problèmes de vétusté du bâtiment du tribunal de première instance de Neufchâteau, les caméras hors d’usage à Marche et le déficit de personnel à Arlon, Marche et Neufchâteau. "DéFI réclame un véritable plan d’action afin de répondre à la pénurie de magistrats ! résume Jonathan Martin. Il propose, par ailleurs, que la régie reprenne la gestion complète des bâtiments et qu’elle désigne des managers pour chaque secteur." Olivier Maingain et Jonathan Martin vont contacter les autorités judiciaires de la province afin de leur proposer une rencontre et une visite des tribunaux.