Namur-Luxembourg Bernard Schorkops porte plainte contre la Ville pour violation du droit à la concurrence.

Le 6 septembre dernier, la tutelle a fait tomber le marché d’attribution de la Namourette, estimant que la procédure d’attribution du marché n’était pas légale. Une décision qu’applaudit Bernard Schorkops, représentant de la société Nautic Loisirs, qui clame depuis plusieurs semaines cette illégalité.

Profitant de cette annulation, il a annoncé lundi une action en justice par voix d’indemnisation contre la Ville de Namur pour violation du droit à la concurrence. Bernard Schorkops lui reproche plusieurs choses : d’abord une procédure lancée tardivement, mais aussi un flou dans la rédaction du cahier des charges. "Parlait-on de transport de personnes ou de bateaux de plaisance ? Comment voulez-vous répondre à une offre si les choses ne sont pas claires. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai remis une non-offre, mais il est faux de dire que la Ville ne savait pas que j’étais intéressé", explique-t-il.

Afin de répondre à ces interrogations, il fait d’ailleurs appel au SPW qui, en raison du vide juridique autour de ce point, casse le premier marché. Un marché pour lequel la Ville n’a officiellement reçu que l’offre de Art&Wood. Finalement, et après plus d’un mois d’interdiction des Namourettes, tant la Région que le SPW se prononcent : les Namourettes sont des bateaux de plaisance.

Logiquement , un nouveau marché public aurait dû être alors lancé, mais la Ville, "sans doute pressée par le temps", estime qu’une procédure négociée est appropriée. Elle considère donc que seule une entreprise est capable de répondre à l’offre et n’ouvre pas de nouveaux marchés. À la suite d’une procédure unique de vote et d’attribution, Art&Wood remporte le marché en juillet.

Pour le Namurois, la situation est inadmissible. "C ’est dramatique tant pour mon client que pour les citoyens, car normalement le marché doit être attribué au meilleur et au meilleur coût", a indiqué Me Van Cutsem, avocat de Bernard Schorkops.

En déposant une action d’indemnisation, le gérant espère faire prévaloir le droit et utilisera l’indemnisation au profit du tourisme fluvial. En attendant, si le marché est cassé, le contrat entre l’actuel mandataire reste effectif jusqu’à la fin de la saison, d’ici à quelques jours.