Namur-Luxembourg Cambriolage de la bijouterie Ledoux : quatre Roumains en correctionnelle.

Le 28 mars 2017, la bijouterie Ledoux était la cible d’un impressionnant cambriolage en plein cœur de Marche. Plusieurs individus s’en étaient pris à la vitrine du commerce à coups de masse, avant de repartir à bord d’une voiture Golf en emportant une quarantaine de bijoux.

"La scène a duré environ trois minutes", nous expliquait le gérant du commerce à l’époque. "Les voleurs ont donné entre 40 et 50 coups de masse dans la vitrine."

Le surlendemain , la police néerlandaise interceptait quatre hommes de nationalité roumaine à bord d’un véhicule semblable à celui utilisé lors du cambriolage de la place aux Foires. À l’intérieur de la voiture, les enquêteurs ont retrouvé des masses ainsi que 38 bijoux étiquetés "Bijouterie Ledoux". Cette interpellation faisait suite à une autre attaque bélier commise aux Pays-Bas. Condamnés à 7 mois d’emprisonnement dans le cadre du volet néerlandais, les quatre hommes comparaissaient cette semaine devant le tribunal correctionnel de Marche.

Malgré leur présence à bord d’un véhicule contenant la quasi-totalité du butin, les suspects nient être les auteurs de l’attaque de la bijouterie marchoise. Certains expliquent s’être rencontrés par hasard alors qu’ils dormaient dans la rue. "On a rencontré quelqu’un dans un parc qui nous a proposé cette voiture. On ne savait pas qu’elle avait été volée", explique l’un des prévenus. Un autre déclare être s’être joint au groupe pour retrouver sa famille en Allemagne. "J’ai rencontré les autres sur une terrasse à Bastogne. J’étais désespéré, sans travail et sans argent."

Les deux derniers prévenus préfèrent invoquer leur droit au silence. Pour la défense, les indices de culpabilité évoqués précédemment ne suffisent pas à les déclarer coupables. "Les images de vidéosurveillance sont médiocres et ne permettent pas d’identifier les auteurs, note Me Sylvain Danneels, qui sollicite l’acquittement. Les empreintes et les taches de sang n’ont pu être exploitées, et l’analyse de la téléphonie n’a pas démontré que les prévenus étaient à Marche." Le parquet réclame 18 mois de prison pour chacun d’entre eux.