Namur-Luxembourg L’ASBL Empreintes et d’autres secouent les politiques alors que pas mal de citoyens se privent de chauffage

Les ministres Magnette, Furlan et Prévot seront-ils présents vendredi matin ? C’est qu’a lieu au Quai 22 la conclusion de mois entiers de travail, parfois des années, sur le droit à l’énergie pour tous. La présentation par des citoyens de leurs travaux et échanges. Le constat vient de plusieurs ASBL et de leurs ateliers qui se sont tenus à Ciney, Tamines, Bourdon et Namur notamment. L’énergie est nécessaire à une vie digne, mais n’est pas accessible à tous.

"L’énergie n’est pas une matière technique. Quand de plus en plus de citoyens ont froid, se privent d’électricité ou de gaz, le politique doit agir", explique Anne Leclercq du réseau wallon pour la lutte contre la pauvreté.

Les citoyens sont nombreux à se retrouver acculés par les factures qu’ils ne peuvent honorer, refoulés lorsqu’ils demandent un plan d’apurement, menacés de coupure - ou du placement d’un compteur à carte, c’est tout comme - alors qu’ils rencontrent des difficultés à honorer le montant croissant du prix du chauffage. Alors que le statut de client privilégié donnant accès à quelques kilowatts reste compliqué. Alors que tous ceux qui travaillent dans le social voient les demandes exploser en la matière…

Ce vendredi , nos élus namurois et le secteur associatif sont aussi invités au baromètre de la précarité énergétique qui sera dressé et aux témoignages de citoyens ainsi qu’aux propositions pour un accès durable à l’énergie. La salle du Quai 22 sera remplie, mais il peut rester l’une ou l’autre place pour nos lecteurs qui le souhaiteraient (081/31.21.17).

"Il faudrait que la relation soit plus équilibrée entre le client et le fournisseur, notamment avec une facture plus claire. Nous plaidons aussi pour une meilleure offre de logement. Là, le public peut donner l’exemple au privé. Et le politique légiférer afin que les personnes déjà précarisées ne soient pas obligées de vivre dans des logements pas isolés, pleins de courants d’air…", poursuit Anne Leclercq qui espère, avec le réseau wallon pour l’accès durable à l’énergie et l’ASBL namuroise Empreintes, arriver à sensibiliser les décideurs.

Magali Veronesi