Namur-Luxembourg Les cyclistes tirent la sonnette d’alarme !

Les routes wallonnes ne cessent de créer la polémique. Cette fois ce sont les cyclistes qui tirent la sonnette d’alarme, avec tant de routes mal entretenues, ils frôlent la mort à chaque sortie. C’est d’ailleurs surtout le cas dans la région namuroise où certaines portions sont maintenant presque impraticables.

"Certaines routes sont dégueulasses", s’exclame Benjamin Moeyaert, un cycliste averti ayant entre autres réalisé tout le Tour de France un jour avant les coureurs professionnels en 2017. "Il en va de même pour les pistes qui sont tout sauf cyclables. Il faut toujours rester attentif et éviter les trous, les graviers", explique celui qui a déjà arpenté les routes de nombreux pays d’Europe. "Lorsque nous avons fait le tour, nous avons traversé quatre pays et la différence entre l’Allemagne, le Luxembourg et la France avec nos routes était incroyable." Une différence qui selon Benjamin ne s’explique que par un manque de moyens. "Au Luxembourg les routes sont des vrais billards, il n’y a pas un trou, rien. On a l’impression de vivre dans un pays peu développé quand on roule sur les nôtres. Il faudrait peut-être juste leur demander s’ils utilisent les mêmes matériaux que nous ou si c’est parce qu’on n’y met pas les moyens ?" D’autant plus que les dégâts peuvent être importants. "Évidemment, cela peut être une simple crevaison mais on peut également chuter et si ce n’est pas dans le bas-côté, c’est sur la voirie et les conséquences peuvent être désastreuses", ponctue-t-il, sans parler des dégâts matériels.

Benjamin tient également à souligner que les automobilistes ne sont pas toujours des plus agréables. "Quand il ne faut pas faire attention au macadam, il faut faire attention aux voitures. Elles sont très agressives et pressées et oublient les distances de sécurité !"

Il est conscient que certains cyclistes tendent à énerver. "C’est sûr que certains abusent mais quand, par exemple, on roule par deux c’est surtout pour notre sécurité car en file indienne personne ne ralenti t", conclut-il.

H.I.

NAMUR Trois principaux problèmes sont à relever sur les routes namuroises.

Certaines sont très mal entretenues et ressemblent à un champ de bataille, comme c’est le cas dans la rue Oscar Genot à Flawinne, la rue Notre Dame du Vivier à Marche-les-Dames, la rue des Fonds à Lustin, rue Su l’tidge à Saint-Marc ou le chemin du Beau Vallon à Wépion.

Certaines routes datent d’un autre temps avec des pavés complètement défraîchis comme sur la rue Fernand Stimart à Vedrin ou l’incontournable route de la Merveilleuse à Namur.

Enfin, comme c’est le cas dans la rue du Bas Daussoulx à Daussoulx, la rue de Rhisnes à Émines ou encore la route de Floreffe à Arbre, ce sont encore des anciennes dalles en béton très dangereuses qui servent de revêtement.

H.I.