Namur-Luxembourg L’Henallux propose un nouveau bachelier en sécurité des systèmes informatiques

C’est une première en Wallonie et la demande est importante, c’est pourquoi l’Henallux lancera dès la rentrée prochaine, un nouveau bachelier en informatique et systèmes, avec pour orientation la sécurité.

La nouvelle formation sera donnée au sein du département technique IESN de l’Henallux à Namur et est prévue sur une période de trois ans. "Il y a une importante demande sur le terrain, non seulement auprès des grandes entreprises, mais surtout au sein des PME qui doivent encore être sensibilisées aux risques informatiques", explique Vincent Pairon, directeur de la catégorie technique de l’Henallux.

La réflexion est menée , en 2015, alors que plusieurs masters en sécurité informatique sont proposés en Wallonie, mais aucun bachelier n’est prévu pour préparer les étudiants à ces études complexes. Par ailleurs, les récents faits d’actualité et le manque cruel d’experts en la matière ont fini de convaincre l’établissement et les partenaires.

"Nous constatons une pénurie importante d’experts et, en même temps, une demande de plus en plus importante de spécialistes", souligne Jeroen Franssen de chez Agoria. Même constat pour l’infopôle Cluster TIC, qui précise notamment que les entreprises ne sont pas sensibilisées à la question de la sécurité informatique.

Avec ce bachelier, les élèves vont d’une part apprendre les bases de l’informatique, mais aussi étudier les aspects technologiques liés à la sécurité, ainsi que le droit à l’éthique. Le tout dans une formation comprenant des stages, des conférences régulières, des séminaires, mais surtout une amélioration continue du programme. À terme ils seront capables d’évaluer les risques, d’identifier les points de faiblesse et d’implémenter les mesures nécessaires pour garder la maîtrise et assurer l’immunité des systèmes. L’avantage du bachelier est également un atout financier pour les entreprises, qui n’ont pas toujours les moyens de payer des experts, hors de prix car surdiplômés. Du côté de la police fédérale, ce bachelier est également très attendu, et des postes sont déjà à pourvoir, car les policiers se sentent souvent inutiles lorsqu’il s’agit de réparer les dégâts, d’où l’importance de la sensibilisation.

L.Do.