Namur-Luxembourg

Le parquet de Namur a requis jeudi devant le tribunal correctionnel une peine de douze mois de prison à l'encontre de Sébastien C., poursuivi pour rébellion, outrage et menaces à l'encontre de policiers le 25 juin 2015. L'homme est en outre poursuivi pour un incendie volontaire au sein de l'établissement "Ozé club" à Ohey, le 24 juin 2015, ainsi que pour vente de stupéfiants. 

Préventions pour lesquelles le parquet a requis l'acquittement. Un incendie d'origine criminelle s'était déclaré le 24 juin en mi-journée dans un club échangiste d'Ohey. L'utilisation d'un accélérateur avait été établie par les pompiers, mais les dégâts s'étaient limités aux fenêtres et aux panneaux environnants. Sébastien C. avait été rapidement suspecté, car il avait profané des menaces à l'encontre du gérant de l'établissement suite à une dispute quelques heures plus tôt.

Un jerricane et un bidon d'huile avaient par ailleurs été retrouvés dans sa voiture, mais les résidus retrouvés sur la scène de crime ne correspondaient pas aux substances retrouvées dans le jerricane, c'est pourquoi en l'absence d'élément probant, le substitut Jadin a requis l'acquittement pour cette prévention. L'acquittement a également été requis pour la prévention de vente et de détention de cannabis, car la somme d'argent retrouvée chez le prévenu a été justifiée comme résultant d'une vente de véhicule en partie.

En revanche, le parquet a requis 12 mois de prison avec une possibilité de sursis voire d'une peine de travail pour outrage, menaces et rébellion envers des policiers. Lors de son transfert vers la prison, le prévenu s'était énervé et avait profané des menaces verbales. Son avocat, Me Maudoux, a expliqué le contexte des faits qui, attesté par une caméra de vidéosurveillance, démontre que son client ne s'est pas rebellé, mais a contesté le comportement des policiers à son égard, car ses menottes étaient trop serrées. "Même si mon client n'aurait pas du dire ce qu'il a dit, il n'y a eu aucun coup", a rappelé son avocat en plaidant pour l'acquittement de l'ensemble des préventions, voire une peine de travail.

Le jugement sera prononcé le 5 octobre.