Namur-Luxembourg La Ville espère les attirer avec son projet de centre commercial

Depuis plusieurs années, Namur cherche à attirer de nouvelles grandes enseignes et de nouveaux consommateurs, mais le manque de surfaces commerciales disponibles restreint les possibilités. En moyenne, les surfaces commerciales proposées dans le centre font 84 mètres carrés. Or, les grandes enseignes ont des standards imposés d’environ 400 m2, un argument de taille en faveur du centre commercial.

"Nous manquons d’espace, c’est pourquoi l’arrivée d’un centre commercial en centre-ville pourra intéresser des grandes enseignes et répondre à l’ensemble de la demande", explique l’échevin du Commerce, Luc Gennart. Namur offre déjà un centre commercial à ciel ouvert, arborant un subtil mélange entre les petits indépendants et les grandes enseignes. Pourtant une série d’entre elles est encore absente du territoire. Certes, une importante majorité des marques sont vendues par des petits commerçants, mais elles n’ont pas leurs propres boutiques.

Dans le prêt-à-porter, c’est le cas notamment des marques comme : Jack&Jones, Street One, Levi’s, Scapa, Take Off, ou encore Tom Taylor. C’est le cas également pour des enseignes de luxe comme Hugo Boss pour ne citer que celle-là. Une rumeur parlait récemment de l’arrivée de Primark, et cela reste une possibilité envisagée. Une implantation qui permettrait en plus, selon la Ville, de gagner en visibilité et d’éviter la fuite des consommateurs dans d’autres villes, voire en périphérie, si des centres commerciaux venaient à s’y installer.

Dans d’autres domaines , citons également les surgelés Picard, Ikea, la Fnac ou encore Mediamarkt, absents du territoire communal. Comme c’est déjà le cas actuellement, la Ville veut continuer d’offrir une offre dite "légère" dans le centre. L’offre plus encombrante, telle que les meubles, voitures et autres, continuera de se situer en périphérie. Cela dit, à l’heure où de nombreux commerçants se plaignent notamment de la concurrence des grandes enseignes optant pour des promotions constantes et la nécessité pour eux de s’aligner sur des offres conjointes ou autres. En ces temps de soldes, bien que l’argument de protection des petits commerçants soit évoqué, pas sûr que ceux-ci voient d’un bon œil ces explications.

L.Do.